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16 septembre 2015

Communiqué de presse de Thibaut de LA TOCNAYE, Dirigeant-fondateur d’entreprises industrielles, Conseiller Régional PACA, Délégué National à la Formation

Selon les derniers chiffres de l’INSEE, notre production industrielle a chuté de 16,5 % depuis 2008 : 446 000 emplois disparus en 7 ans… là où l’Allemagne en a créé 129.000 dans le même temps ! Et, depuis 30 ans, ce sont 2, 5 millions d’emplois industriels qui ont été détruits sur notre sol : on assiste donc à la poursuite inéluctable du processus…

Or, l’industrie a un effet d’entrainement inégalable au sein d’une économie développée. Un euro investi dans l’industrie génère 0,6 à 0,7 euro en aval. L’effet induit de création de richesse supplémentaire est ainsi le double de celui de tous les autres secteurs.

La ré-industrialisation de la France est donc un impératif premier pour Marine le Pen et le FN. Nos champions industriels, essentiellement les grands ensembliers de l’aéronautique, la construction navale, le ferroviaire ou l’automobile, encore puissants et performants ne doivent pas devenir des colosses aux pièds d’argile. Il faut donc sauvegarder et renforcer de façon urgente toutes les chaines de sous-traitances incarnées par nos PMI – avec leurs métiers respectifs – qui meurent une à une.

C’est pourquoi :

1) La fiscalité pour les PMI et les ETI doit être clairement rééquilibrée à la baisse par rapport aux grands groupes.

2) La rente devant cesser d’être plus avantagée que le risque, il est tant de drainer l’immense réservoir de l’épargne privée vers les fonds propres des PMI/ETI – qui en manquent structurellement – par la multiplication des incitations fiscales.

3) Un protectionnisme intelligent, ciblé et limité doit être mis en place par l’Etat-stratège.

macron

«La Grande Consultation» lancée par Opinion Way pour CCI France /La Tribune auprès des chefs d’entreprise vient de rendre son verdict : 11% seulement considèrent que la loi Macron va relancer la croissance de leur entreprise et 11% seulement jugent que cette loi est une priorité !

Lorsque l’on regarde de plus près les enseignements de cette enquête, on s’aperçoit que parmi les 5 préoccupations les plus importantes des chefs d’entreprise en tant que « leviers » de croissance de leurs entreprises, 3 d’entre elles concernent le manque de financement et une fiscalité adaptée aux besoins de développement des entreprises. Citons :

  • La capacité de se doter de fonds propres (22%)
  • Créer une incitation fiscale en faveur du temps passé pour mener des projets innovants (29%)
  • Favoriser les conditions de reprise des entreprises (24%)

Autant de mesures non traitées par la Loi Macron.  Dans le même temps, l’AFIC (Association Française des Investisseurs pour la Croissance) a récemment pointer du doigt la faiblesse des montants investis dans le capital-innovation et la COFACE explique que le capital-risque français consacre seulement 1,9 % de ses financements aux start-ups à comparer aux 7,9 % de la moyenne européenne…

Or, l’Epargne privée est abondante en France. Le blocage vient du fait que la fiscalité française favorise de façon éhontée la « rente » au lieu du « risque ».

Seul Marine Le Pen et le Front National proposent de façon constante une multitude de mesures pour pallier le manque endémique de fonds propres des PME françaises à commencer par :

  • L’augmentation significative des incitations fiscales à destination des Business Angels
  • Des Avantages fiscaux supplémentaires en direction des particuliers investissant dans les « Jeunes Pousses » et les PME innovantes

Thibaut de La Tocnaye, dirigeant-fondateur d’entreprises industrielles , membre du Bureau Politique, Délégué national à la Formation

Valls

Manuel Valls vient de présenter son Plan « Emploi/PME ».  Essentiellement des modifications du Code du Travail (gel de seuils sociaux, plafonnement des indemnités prud’homales, possibilité de renouveler deux fois les CDD,…) et des Aides d’un an de durée de vie (embauche du premier salarié, sur-amortissement de 140 % de l’Investissement). Avant tout insignifiant car dans le même temps, l’AFIC (Association Française des Investisseurs pour la Croissance) vient de pointer du doigt la faiblesse des montants investis en 2014 dans le Capital-Innovation (en recul de 2,5 % par rapport à 2013) et la COFACE explique que le Capital-Risque français consacre seulement 1,9 % de ses financements aux start-ups (« jeunes pousses ») à comparer aux 12,4 %  du Capital-Risque allemand et aux 7,9 % de la moyenne européenne.

Or, l’Epargne est abondante en France ! Le problème, c’est que la fiscalité française favorise de manière éhontée la « rente » et non justement le « risque ».

C’est pourquoi le Programme de Marine Le Pen et du Front National proposent de façon constante un ensemble de mesures fortes pour pallier le manque endémique de fonds propres des PME françaises telles que :
– l’augmentation significative des incitations fiscales à destination des Business-Angels
- des Avantages fiscaux supplémentaires en direction des Particuliers investissant dans les Jeunes Pousses et les PME innovantes
– la création d’un Fonds d’Investissement Stratégique doté de 12 Milliards par an (alimenté par les Grands Groupes « ensembliers »  à hauteur de 15 % maximum de leur Résultat net et par l’Epargne privée).

 

Thibaut de La Tocnaye,  Dirigeant-Fondateur d‘entreprises industrielles, Membre du Bureau Politique du FN, Délégué National à la Formation.

 

CAC

On vient d’apprendre que les dividendes et rachats d’action versés aux actionnaires des entreprises du CAC 40 ont augmenté de 30 % en 2014 par rapport à 2013 atteignant ainsi les 56 milliards d’euros.

Cela pourrait être une bonne nouvelle… mais…

… Parallèlement, la désindustrialisation de la France et la disparition des sous-filières, une à une, continuent inexorablement de détruire notre tissu économique…

Alors on s’interroge !… Où sont donc passés ces 56 milliards et plus exactement à quoi servent-ils ?!…

La réponse est relativement simple et claire : d’une part l’investissement n’est absolument pas correctement dirigé en France vers les Entreprises et spécialement vers l’Industrie. Depuis plus de 20 ans les pouvoirs publics n’ont cessé de favoriser l’investissement de l’épargne presqu’exclusivement vers le financement du déficit de l’Etat et vers le Logement … D’autre part, on constate évidemment que faute de cibles d’investissement valables en France, une bonne partie de cette manne du CAC 40 se réinvestit à l’étranger…

La France manque donc cruellement de Fonds d’investissements suffisamment pourvus et réellement dédiés au développement des PMI et à la ré-industrialisation.

Alors pourquoi ne pas reprendre une mesure-phare du programme présidentiel de Marine Le Pen, à savoir la constitution concertée d’un Fonds d’Investissement Stratégique alimenté par 15 % des bénéfices des Entreprises du CAC 40 de façon à développer, relancer et parfois sauvegarder des métiers – principalement de sous-traitance – dans des secteurs justement vitaux pour les « ensembliers » que constituent l’essentiel des Groupes du CAC 40 !….

tocnaye chantier

Face aux mesures insuffisantes et inopérantes annoncées par l’UMP et le PS, le Programme de Marine Le Pen, présente en matière de Réindustrialisation, une triple originalité et donc un triple financement :

– En instituant des Ecluses douanières limitées, ciblées et stratégiques pour défendre les sous-filières françaises identifiées (Gain calculé par an : 3,2 milliards d’€).

– En recouvrant la création monétaire au niveau de la Banque de France (au détriment de la BCE à Francfort), qui permettra d’affecter directement 10 milliards d’€ par an à un Fonds d’investissement stratégique dédié aux secteurs-clés de la Réindustrialisation.

– En créant un Fonds de capital-développement, réservé aux PMI (amorçage-création, développement, transmission) et financé à hauteur de 12 milliards d’€ par an, (par affectation de 15% du résultat net des 50 grandes entreprises à plus forte capitalisation boursière), qui visera à pallier les déficiences du capitalisme financier et à renforcer le tissu des PMI françaises.

Il est à noter qu’aucun de ces moyens de financement n’affecte le Budget de l’Etat !16