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banque de france

La Banque de France annonce trois mesures pour pallier les besoins immenses de financement court terme des TPE :

a) Nomination au printemps de correspondants «TPE» au sein de ses succursales départementales; b) Exhortation des Banques françaises à respecter l’engagement d’un délai maximum de 15 jours pour répondre aux demandes de financement; c) Réduction des délais interentreprises Bref…comment se moquer du monde…en ayant l’air sérieux !

Car, si la pénurie de financement de prêts de Trésorerie est effectivement un problème-clé pour les TPE (et source de 25 à 30 % de leur disparition), c’est avant tout parce que les Banques NE FONT PAS LEUR TRAVAIL ! Alors, on assiste – indépendamment des incantations de la Banque de France – à un double phénomène : les Plateformes de crowdfunding (financement par les particuliers) depuis 2014 et les Fonds d’Investissement (règlement ELTIF du 29 avril dernier) depuis 2015 ont le droit de suppléer le grave manque des Banques en matière de crédit des TPE et PME. Pourquoi pas ?… une saine émulation poussera peut-être les Banques à assumer enfin leur mission…

Mais alors, en tout cas, en ce qui concerne les Fonds d’Investissement, il ne faudrait pas que cette nouvelle mission – plus facile et moins risquée – ne détourne ceux-ci de leur vraie fonction qui est le financement en fonds propres (c.a.d. en capital) des entreprises et surtout des PME. En effet l’autre problème fondamental des entreprises françaises est le défaut chronique d’alimentation en fonds propres qui touche cette fois les PME et qui vient de la frilosité des… Fonds d’Investissement.

Thibaut de La Tocnaye

Membre du Bureau Politique du Front National  

Dirigeant-Fondateur d’entreprises industrielles 

macron

«La Grande Consultation» lancée par Opinion Way pour CCI France /La Tribune auprès des chefs d’entreprise vient de rendre son verdict : 11% seulement considèrent que la loi Macron va relancer la croissance de leur entreprise et 11% seulement jugent que cette loi est une priorité !

Lorsque l’on regarde de plus près les enseignements de cette enquête, on s’aperçoit que parmi les 5 préoccupations les plus importantes des chefs d’entreprise en tant que « leviers » de croissance de leurs entreprises, 3 d’entre elles concernent le manque de financement et une fiscalité adaptée aux besoins de développement des entreprises. Citons :

  • La capacité de se doter de fonds propres (22%)
  • Créer une incitation fiscale en faveur du temps passé pour mener des projets innovants (29%)
  • Favoriser les conditions de reprise des entreprises (24%)

Autant de mesures non traitées par la Loi Macron.  Dans le même temps, l’AFIC (Association Française des Investisseurs pour la Croissance) a récemment pointer du doigt la faiblesse des montants investis dans le capital-innovation et la COFACE explique que le capital-risque français consacre seulement 1,9 % de ses financements aux start-ups à comparer aux 7,9 % de la moyenne européenne…

Or, l’Epargne privée est abondante en France. Le blocage vient du fait que la fiscalité française favorise de façon éhontée la « rente » au lieu du « risque ».

Seul Marine Le Pen et le Front National proposent de façon constante une multitude de mesures pour pallier le manque endémique de fonds propres des PME françaises à commencer par :

  • L’augmentation significative des incitations fiscales à destination des Business Angels
  • Des Avantages fiscaux supplémentaires en direction des particuliers investissant dans les « Jeunes Pousses » et les PME innovantes

Thibaut de La Tocnaye, dirigeant-fondateur d’entreprises industrielles , membre du Bureau Politique, Délégué national à la Formation

Valls

Manuel Valls vient de présenter son Plan « Emploi/PME ».  Essentiellement des modifications du Code du Travail (gel de seuils sociaux, plafonnement des indemnités prud’homales, possibilité de renouveler deux fois les CDD,…) et des Aides d’un an de durée de vie (embauche du premier salarié, sur-amortissement de 140 % de l’Investissement). Avant tout insignifiant car dans le même temps, l’AFIC (Association Française des Investisseurs pour la Croissance) vient de pointer du doigt la faiblesse des montants investis en 2014 dans le Capital-Innovation (en recul de 2,5 % par rapport à 2013) et la COFACE explique que le Capital-Risque français consacre seulement 1,9 % de ses financements aux start-ups (« jeunes pousses ») à comparer aux 12,4 %  du Capital-Risque allemand et aux 7,9 % de la moyenne européenne.

Or, l’Epargne est abondante en France ! Le problème, c’est que la fiscalité française favorise de manière éhontée la « rente » et non justement le « risque ».

C’est pourquoi le Programme de Marine Le Pen et du Front National proposent de façon constante un ensemble de mesures fortes pour pallier le manque endémique de fonds propres des PME françaises telles que :
– l’augmentation significative des incitations fiscales à destination des Business-Angels
- des Avantages fiscaux supplémentaires en direction des Particuliers investissant dans les Jeunes Pousses et les PME innovantes
– la création d’un Fonds d’Investissement Stratégique doté de 12 Milliards par an (alimenté par les Grands Groupes « ensembliers »  à hauteur de 15 % maximum de leur Résultat net et par l’Epargne privée).

 

Thibaut de La Tocnaye,  Dirigeant-Fondateur d‘entreprises industrielles, Membre du Bureau Politique du FN, Délégué National à la Formation.

 

Illustration of a graph where the figures suddenly fall through the floor

Après l’annonce d’une prévision de baisse des investissements industriels en 2015, l’INSEE vient de publier un résultat inquiétant pour Octobre 2014 : la diminution de 0,8 % de la production industrielle en France. C’est énorme puisque, ramené à l’année, cela donnerait plus de 9% de baisse…

Quand on sait que l’Industrie a un effet d’entraînement en moyenne deux fois plus important que le reste des activités économiques, on comprend que cette récession industrielle est la pire de toute : c’est notre tissu économique dans son ensemble qui se détruit inexorablement.

Or, ce ne sont pas les projets d’innovation et de développement des entreprises qui font défaut mais bien les moyens qui manquent pour les mettre en œuvre : moyens humains et moyens financiers. Car malgré le chômage de masse, nous manquons de chercheurs, d’ingénieurs et de techniciens pour ré-industrialiser la France !

Il est donc urgent en particulier d’engager une véritable révolution au sein de la Formation professionnelle et l’Apprentissage pour construire enfin une offre de personnel en adéquation qualitative et quantitative avec la demande et les besoins du marché !

Parallèlement, l’Etat doit augmenter les incitations financières et fiscales auprès des Business Angels afin de multiplier au moins par deux leurs capacités de financement des PMI et ETI. De même, il convient de créer un Fonds d’investissement Stratégique en partenariat avec nos Champions industriels de façon à sauvegarder les sous-filières stratégiques par Branches.