Site officiel de Thibault de La Tocnaye
Contactez-moi : contact@latocnaye.fr
Capture d’écran 2015-12-18 à 11.07.02

Interrogé cette semaine sur la hausse à venir des péages français – bradés à des sociétés étrangères en leur temps par Jean-Pierre Raffarin et Dominique de Villepin – Ségolène Royal affirmait ne pas être au courant. Mensonge délibéré ? Incompétence ? Le ministre de l’Ecologie prend-elle seulement connaissance des décrets qu’elle est censée signer ? Les médias n’ont pas manqué de rappeler que cette information avait été pourtant publiée dès le mois d’Aout dans le Journal officiel. Aux augmentations liées à la hausse des prix, s’ajouteront aussi des hausses qui s’étaleront jusqu’en 2023…

Malignité encore et toujours : au moment ou la grand messe de la COP 21, non dénuée d’arrières pensées mondialistes, bat son plein, le matraquage fiscal enrobé de justifications «environnementales » se poursuit.

Seule solution à tout : un impôt - ou une taxe - supplémentaire

Le 7 octobre dernier, Mme Royal  promettait «un rapprochement» entre les fiscalités de l’essence et du diesel au profit du conducteur-contribuable. C’est-à-dire « une baisse des taxes sur l’essence et une augmentation corrélative sur le diesel », afin de les « égaliser ». Les naïfs qui croyaient encore aux promesses gouvernementales d’une pause fiscale en ont été pour leur frais: en réalité les taxes sur l’essence sont restées les mêmes et celles sur le gazole augmenteront de 3,5 centimes au 1er janvier 2016.

Dans le même temps, les Français se feront détrousser de six milliards d’euros supplémentaires d’ici 2017 par le biais de la tristement célèbre « taxe carbone », rebaptisée pour paraître plus indolore « Contribution climat énergie » (CCE). Elle s’ajoute à la « Contribution au service public de l’électricité » (CSPE), prélevée directement sur nos factures d’électricité qui atteindra 1,1 milliard l’année prochaine. Le gouvernement la justifie par l’obligation de financer les surcoûts liés aux obligations d’achat de l’électricité d’origine renouvelable (biomasse, éolien, photovoltaïque…) produite par les particuliers…

Autant de sujets, pour ne rien dire de la hausse constante du chômage et des fermetures d’entreprises, sur lesquels il aurait été compréhensible d’entendre Pierre Gattaz, le patron du Medef.

Inénarrable ( ! ) Gattaz en défenseur du système

M. Gattaz a préféré s’attirer les félicitations officielles de Manuel Valls à la suite de l’entretien qu’il a commis dans Le parisien la semaine dernière, pour dénoncer le programme du FN…qu’à l’évidence il n’a pas lu.

Faut-il le rappeler, le Medef, englué dans sa doxa européiste, ultra libre échangiste, commune à la gauche réformiste comme à la «droite», ne représente pas les véritables entrepreneurs français.

Nos compatriotes à la tête des PME-PMI-TPE-TPI, qui sont les premiers employeurs sur le marché du travail, qui ne comptent pas leurs heures, qui engagent bien souvent leurs biens propres, sont fort éloignés de ce Medef constitué souvent de hauts-fonctionnaires, recrutés par cooptation, nommés par copinage par le pouvoir politique. Une caste arc boutée sur ses privilèges, ses parachutes dorés et qui n’a jamais risqué un centime dans les entreprises qu’elle dirige, dont une partie non négligeable est d’ailleurs issue du démembrement du service public.

Le FN, seul porte-parole de l’économie réelle

Alors oui, dans ces conditions, il est compréhensible que les bonimenteurs du gouvernement, comme les représentants de ce capitalisme institutionnel cynique, dévoyé, qui a émergé ces dernières décennies, combattent le Front National de Marine Le Pen. Les Français trancheront et ils auront d’ores et déjà l’occasion de leur faire dés dimanche prochain.

Editos 16 mai 2014 Mots-clés :, , , , ,
Capture d’écran 2015-12-23 à 12.14.06

Le président Hollande enfilant le costume du VRP de luxe, s’est félicité à Doha (Qatar) la semaine dernière de la vente au de 24 avions de chasse Rafale à cet émirat, un «troisième succès commercial » après les ventes en février de 24 chasseurs à l’Egypte et de 36 autres à l’Inde en avril. Un soulagement pour son concepteur Dassault après l’échec des négociations menées depuis quinze ans avec les Pays-Bas, la Corée du Sud, Singapour , l’Arabie saoudite, le Maroc, le Brésil…

L’Europe en panne…

Souvenons-nous notamment de la déconvenue de taille que fut en 2002, un an avant son adhésion à l’UE, le refus par la Pologne d’acheter le Rafale, non pas pour acquérir son concurrent européen Eurofighter ou le Gripen suédois, mais pour acheter des F16 américains, l’allégeance à l’Otan passant avant la «solidarité européenne»…

Comme ses prédécesseurs, M. Hollande a donc rangé au rayon des accessoires les sacro-saints droits de l’homme qui nous interdiraient, notamment selon la doxa du PS, de vendre des armes à des pays enfreignant les règles démocratiques. Real Politik oblige, il est en effet difficile d’ignorer que ces dernières années les trois quarts des commandes de matériels militaires français proviennent des pays du Proche et Moyen-Orient.

L’Arabie Séoudite omniprésente

A titre d’exemple, l’Arabie saoudite a été l’année dernière le premier acheteur d’armes dans le monde. Pour la seule année 2013 les Saoudiens ont passé commande pour 1,9 milliard d’euros d’armes françaises. Ce sont eux qui ont aussi aidé financièrement l’Égypte pour l’achat de Rafale et financé récemment le contrat Donas, qui a pleinement profité à notre industrie d’armement, pour l’équipement de l’armée libanaise (hélicoptères, missiles antichar, système de communication, blindés et canons).

Certes, le Qatar, comme l’Arabie saoudite, font officiellement partie du «camp du bien», et sont au nombre de nos alliés, quand bien même ces deux pétromonarchies financent le prosélytisme islamique jusque dans nos banlieues. Elles entretiennent aussi des liens troubles et parfaitement établis avec les milices djihadistes qui sèment la mort au Proche-Orient et en Afrique subsaharienne…et contre lesquelles nos soldats sont engagés.

La contrepartie …pour le Qatar

Autre problème, et de taille, qui a émaillé la conclusion de ce contrat de vente du Rafale à l’émirat du Qatar, celui-ci a été assorti d’une contrepartie extrêmement inquiétante pour le devenir d’Air France. M. Hollande et ses communicants ont beau s’en défendre en désolidarisant les deux dossiers, Doha a bien exigé et obtenu une condition à l’achat de ces 24 avions, à savoir l’extension des droits de trafic vers la France pour Qatar Airways. Concrètement, les avions de la compagnie aérienne qui desservent déjà Paris, pourront désormais atterrir à Lyon et à Nice, probablement trois fois par semaine.

Une classe politique UMPS aveugle…

A Lyon; la chambre de commerce, le Medef, Laurent Wauquiez, le candidat de l’UMP aux prochaines élections régionales, le président socialiste de la région Jean-Jack Queyranne, le président de la Métropole de Lyon Gérard Colomb, se sont félicités de cette nouvelle. Et ce, au motif que l’aéroport de Lyon Saint-Exupéry est bridé dans son développement par la volonté d’Air France de privilégier Roissy, sa plate-forme aéroportuaire de correspondance («hub»).

Mais au-delà de cette question, qui peut légitimement être posée, il s’agit de comprendre que ces nouveaux droits donnés à Qatar Airways sont potentiellement catastrophiques pour Air France. En s’installant à Nice et Lyon, Qatar Airways est ainsi mesure de détourner le trafic des aéroports parisiens vers le hub de Doha. Un précédent d’autant plus fâcheux que demain, les Émirats arabes unis qui envisageraient d’acheter des Rafale, seraient ainsi fondés à formuler les mêmes exigences aux autorités françaises au profit de leur compagnie aérienne Etihad.

Air France dangereusement fragilisé.

Air France, déjà victime notamment, face aux compagnies low cost, des entraves bruxelloises sur la concurrence libre et non faussée, est de plus confrontée aux flottes aériennes du Golfe grassement subventionnées, jouissant d’un pétrole quasi gratuit pour leurs avions et pratiquant de ce fait une politique tarifaire très agressive. L’extension des droits accordés à Qatar Airways par François Hollande peut être assimilée à un coup de poignard dans le dos de notre Compagnie nationale. Une manœuvre d’autant plus incompréhensible que l’Etat Français est actionnaire à hauteur de 16% de la compagnie aérienne. Beaucoup l’ont rappelé, quand un avion long courrier d’Air France est retiré de la flotte, ce sont 300 emplois directs en moins.

Toutes choses que François Hollande, au final piètre négociateur, a écartées avec une légèreté consternante pour pouvoir se vanter d’un nouveau succès qui revient en fait à déshabiller Paul pour habiller Pierre…dans la plus pure tradition socialiste.

Thibaut de La Tocnaye

Ingénieur centralien

Membre du Bureau politique du FN

Délégué national à la Formation