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macron

«La Grande Consultation» lancée par Opinion Way pour CCI France /La Tribune auprès des chefs d’entreprise vient de rendre son verdict : 11% seulement considèrent que la loi Macron va relancer la croissance de leur entreprise et 11% seulement jugent que cette loi est une priorité !

Lorsque l’on regarde de plus près les enseignements de cette enquête, on s’aperçoit que parmi les 5 préoccupations les plus importantes des chefs d’entreprise en tant que « leviers » de croissance de leurs entreprises, 3 d’entre elles concernent le manque de financement et une fiscalité adaptée aux besoins de développement des entreprises. Citons :

  • La capacité de se doter de fonds propres (22%)
  • Créer une incitation fiscale en faveur du temps passé pour mener des projets innovants (29%)
  • Favoriser les conditions de reprise des entreprises (24%)

Autant de mesures non traitées par la Loi Macron.  Dans le même temps, l’AFIC (Association Française des Investisseurs pour la Croissance) a récemment pointer du doigt la faiblesse des montants investis dans le capital-innovation et la COFACE explique que le capital-risque français consacre seulement 1,9 % de ses financements aux start-ups à comparer aux 7,9 % de la moyenne européenne…

Or, l’Epargne privée est abondante en France. Le blocage vient du fait que la fiscalité française favorise de façon éhontée la « rente » au lieu du « risque ».

Seul Marine Le Pen et le Front National proposent de façon constante une multitude de mesures pour pallier le manque endémique de fonds propres des PME françaises à commencer par :

  • L’augmentation significative des incitations fiscales à destination des Business Angels
  • Des Avantages fiscaux supplémentaires en direction des particuliers investissant dans les « Jeunes Pousses » et les PME innovantes

Thibaut de La Tocnaye, dirigeant-fondateur d’entreprises industrielles , membre du Bureau Politique, Délégué national à la Formation

stratège

L’INSEE vient d’annoncer que les prévisions des investissements des entreprises industrielles baisseront de 3 % en 2015… C’est plus qu’une mauvaise nouvelle puisque cela veut dire que notre industrie continue de régresser au lieu de se renforcer et se rénover. Et ce, d‘autant que l’Etude montre que seuls 26 % de ces investissements seront dédiés à l’augmentation des capacités de production et à la conception-fabrication de nouveaux produits ! En clair, il s’agit essentiellement du remplacement pur et simple de l’outil de production existant.

Les causes de ce marasme sont tout d’abord externes. Il s’agit bien évidemment de la folle politique de Bruxelles avec sa monnaie unique imposant un Euro, en l’occurrence, trop élevé pour la France et avec un libre-échangisme suicidaire interdisant le moindre protectionnisme ciblé et stratégique. Les causes sont aussi internes à notre système politico-économique et donc issues directement de l’incompétence des Gouvernements « UMPS » depuis plus de trente ans. Il faut dénoncer le poids – le plus élevé d’Europe – des charges sociales et fiscales qui pèsent sur nos entreprises, une sous-capitalisation de nos entreprises spécialement industrielles tout-à-fait caractéristique de la France et l’absence ahurissante de toute stratégie industrielle de notre pays. Il est donc urgent, compte tenu de la faiblesse et, malheureusement jusqu’ici, de la non-représentativité effective des organisations professionnelles du monde du travail – encore une spécificité française – de réhabiliter un véritable Etat-stratège capable d’imaginer tous les dispositifs pour réorienter la finance (Banques, Caisse des Dépôts, BPI,…) vers l’authentique création de valeur à savoir l’investissement d’une part plus déterminante de l’épargne dans le capital ou le haut de bilan de nos entreprises industrielles et innovantes.