Site officiel de Thibault de La Tocnaye
Contactez-moi : contact@latocnaye.fr
Editos 01 juil 2014 Mots-clés :, , ,
OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Les commentateurs sont quasiment unanimes, la conjoncture politique est particulièrement favorable au Front National à moins de six mois des élections régionales. A titre d’exemple, et dans l’attente des sondages à venir, la côte de popularité de Marion Maréchal-Le Pen, tête de liste en PACA, a bondi de sept points entre Novembre et Avril d’après une enquête Odoxa pour Le Parisien. Selon un autre sondage, Ifop, publié Samedi 20 juin dans La Voix du Nord, le Front National (FN) emporterait l’élection régionale dans la future région Nord-Pas-de-Calais/Picardie.

Une véritable lame de fond généré par le FN

Les politologues expliquent très classiquement ce nouveau « bon en avant » du FN comme la conséquence d’une démonétisation accrue de la parole des dirigeants des partis qui se succèdent au pouvoir depuis quarante ans ; par le refus d’une large fraction des Français du duel annoncé Sarkozy-Hollande, LR-PS en 2017 ; par l’incapacité du gouvernement à enrayer la marche folle du chômage, des délocalisations, de la délinquance, de l’immigration. Le tout sur fond d’une actualité internationale très anxiogène de terrorisme islamique et d’invasion de clandestins, maux qui n’épargnent pas notre territoire…

Le sentiment de la confiscation d’une partie de nous-mêmes

Tout cela est vrai bien sûr. Mais ce sont aussi toutes les attaques plus indirectes, subreptices, contre notre identité française, que ne perçoivent pas d’ailleurs toujours une classe politico-médiatique coupée du ressenti du pays réel, qui créent une réaction, une prise de conscience qui alimentent le vote FN.

Dans un pays ou le nombre des chrétiens pratiquants n’a pas cessé de décroitre depuis 50 ans, il est ainsi très révélateur que la proposition, il y deux semaines, de Dalil Boubakeur, Président du Conseil Français du Culte Musulman (CFCM), d’utiliser les églises vides pour le culte musulman, ait soulevée l’opposition d’une très grande majorité de Français.
Nos églises, âmes de nos villages…

Nos compatriotes se sont sentis attaqués par ce vœu, au même titre que par celui de Jean-Pierre Raffarin proposant de disperser des familles d’immigrés clandestins dans nos villages. Mgr Rey, dans son communiqué  en date du 19 Juin, l’a écrit : «  Au fil des siècles, les églises, chapelles, oratoires… ont été construits par des communautés chrétiennes. Ils témoignent de leur foi et de son expression, qui s’inscrit dans l’histoire et la géographie de nos paysages (…). Ces lieux relèvent d’un patrimoine collectif qui participe du vivre ensemble, mais aussi atteste de nos racines chrétiennes ». L’Abbé Grosjean, dans Le Figaro l’a affirmé pareillement : « Une église, ce n’est pas qu’un bâtiment. C’est l’âme d’un village, d’une ville. Cela fait partie de notre identité. Les français y tiennent. Ce sont nos ancêtres qui ont construit ces cathédrales et ces chapelles… »

L’art contemporain à la rescousse de la haine de soi

Une identité Française, n’en déplaisent aux cuistres et aux spéculateurs du non-art dit « contemporain », qui est aussi foulée au pied, quand on autorise un artiste comme Anish Kappor à poser ses « œuvres » dans les jardins du château de Versailles. C’est ce haut lieu, symbole du génie du grand siècle français, d’une époque où notre pays était à l’apogée de sa gloire, de sa puissance et de son rayonnement, qui a été choisi pour y installer notamment un grand morceau d’acier rouillé baptisé « Vagin de la reine » ou « Coin sale » par M. Kapoor. Nous voyons ici à l’œuvre la même volonté de salir, d’abîmer notre héritage et notre histoire commune…

Dans la même veine, on se souvient du tollé suscité par le timbre de La Poste, utilisant les traits d’Inna Shevchenko, chef de file du violent groupuscule anti-chrétien Femen. Activistes qui multiplient les provocations et les attaques contre les catholiques et dont une militante a même été jusqu’à mimer un avortement sur l’autel d’une église parisienne.

Aller jusqu’à la destruction de notre être intime

Un timbre dont la co-réalisation avait été confiée à Olivier Ciappa, photographe et prosélyte de la GPA, de la PMA et de l’adoption par les couples homosexuels et à Shaul Dadon, alias David Kawena. Ce dernier, figure de la communauté homosexuelle militante, est connu pour ses dessins pornographiques, dont ceux de héros de Walt Disney transformés en icônes gays aux poses et aux attributs plus que suggestifs…

Un rappel qui prend tout sons sens à la lumière de cette information relayée par Le Salon Beige : « Une lectrice a demandé à La Poste d’imprimer des timbres personnalisés de St Michel Archange (ce que chacun peut demander). Réponse : « Nous vous informons que le service juridique de La Poste n’a pas donné son accord pour la reproduction de vos timbres personnalisés car conformément aux conditions générales de vente du site, le visuel ne doit pas contrevenir aux différentes règles encadrant la publicité sur les armes. » Cela se passe de commentaires…

Thibaut de LA TOCNAYE, Membre du Bureau politique du FN, Vice-président de Chrétienté Solidarité, Conseiller Régional PACA

Editos 28 avr 2014 Mots-clés :, , ,
cathédrale-de-chartres

Il y a cinq ans, sous le quinquennat Sarkozy, l’historien Dimitri Casali avait alerté l’opinion de la disparition, sur instruction officielle, dans les programmes des classes de sixième et de cinquième, des dates et des périodes capitales de l’histoire de France. Il s’était pareillement ému du passage à la trappe des figures de Clovis, Charles Martel, Hugues Capet, Saint Louis, François Ier, Louis XIII. Quant à «François Ier, Henri IV, Louis XIV et Napoléon», notait-il, «ils sont réduits à leur plus simple expression au profit de l’ouverture aux autres civilisations de notre monde, comme les empires africains du Songhaï et du Monomotapa»…Succédant à Luc Chatel, Najat Vallaud-Belkacem a voulu elle aussi imprimer sa marque «progressiste» à la tête de l’Education nationale.

Nombreux ont été ceux à dénoncer la marginalisation-suppression de l’enseignement du latin, du grec, de l’allemand dans nos établissements, au nom d’une idéologue égalitariste et de nivellement par le bas qui ne dit pas son nom. Pareillement, il y a lieu de s’inquiéter de ce que nous prépare le Conseil supérieur des programmes (CSP). Celui-ci a rendu son rapport à Mme Belkacem début avril, traitant des nouvelles orientations à donner à l’enseignement de l’histoire, dans le cadre de la « Réforme du collège». Un avis définitif sera rendu mi-septembre.

Auto-flagellation

Nous y voyons d’ores et déjà à l’œuvre un mauvais parti pris de mutilation de notre mémoire, de notre identité, un exercice de culpabilisation, de masochisme particulièrement malsain.

Ainsi est-il prévu trois grands thèmes par an pour les années de collège, déclinés en sous-thèmes, dont certains «seront obligatoirement étudiés» tandis que «les autres seront traités au choix de l’enseignant ». Le contraire eut été étonnant, les «traites négrières», les «conquêtes coloniales», analysées bien sûr sous l’angle de l’auto-flagellation, sont au nombre des sous-thèmes obligés.

L’occultation systématique des racines chrétiennes de la France

A contrario sous l’intitulé «Société, Église et pouvoir politique dans l’Occident chrétien – XIe – XVe siècles », seules «la construction du Royaume de France et l’affirmation du pouvoir royal» seront obligatoirement étudiées. Pour le reste, le christianisme médiéval ne sera abordé que sous l’angle étroit de son «emprise sur les mentalités rurales ». Des élèves pourront donc quitter le collège sans avoir appris comment et en quoi la religion de la fille aînée de l’Eglise a contribué au génie, au rayonnement culturel, artistique, intellectuel spirituel de notre pays et a façonné les esprits français.

Comment expliquer ce négationnisme, par omission, mais délibéré ? Il s’inscrit à l’évidence dans la même optique que le refus d’évoquer les racines chrétiennes de l’Europe dans le projet de Constitution européenne de 2004. Plus largement, il convient de noter que cette mise au rebut touche aussi l’étude des Lumières, alors même que l’enseignement de l’islam garde son caractère obligatoire.

L’enseignement de l’Islam obligatoire

S’agirait-il alors de ne pas heurter la «sensibilité» de certaines catégories d’élèves, notamment dans les collèges des « quartiers pluriels », qui ne tolèrent pas l’enseignement de l’esprit critique ou l’exposé des dogmes d’une autre religion qui heurtent leurs certitudes? C’est en tout cas une explication possible, qui prouve que nos pédagogues gauchisants n’ont toujours pas compris (ne veulent pas comprendre ?) que c’est en faisant aimer la France, en célébrant ses racines, que l’on rend possible le processus d’assimilation, et non pas en battant notre coulpe.

Or il y a urgence. Selon une enquête de l’INED parue il y a cinq ans (Rapport «Trajectoires et origines», 2010), bien que de nationalité française, 37 % des jeunes d’origine étrangère affirmaient « ne pas se sentir Français ». Un défi d’importance à relever dans les décisives années à venir. Il y a vingt-cinq siècles Aristote affirmait: «Les hommes cultivés sont supérieurs aux incultes, comme les vivants le sont aux morts. Le destin de l’Empire dépend de l’éducation de sa
Jeunesse». Le destin de la France aussi, en large partie.

Thibaut de La Tocnaye
Ingénieur Centralien, 3e Cycle HEC
Dirigeant-Fondateur d’Entreprises industrielles
Membre du Bureau politique du FN
Délégué national à la Formation des Elus
Vice-Président de Chrétienté Solidarité