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Editos 09 juin 2014 Mots-clés :, , , , ,
Emir Qatar

Dans l’entretien-Vidéo que j’ai posté sur ce blog en fin de semaine dernière, j’ai apporté mon soutien à Florian Philippot, qui, pour avoir dénoncé le soutien du Qatar à « l’islamisme qui tue » est aujourd’hui attaqué en justice. Un processus judiciaire auquel se sont prêtés deux avocats engagés par l’émirat, à savoir Maîtres Francis Szpiner, et Jean-Pierre Mignard. Fort avec les faibles, mais faible avec les forts, il n’est hélas pas très étonnant que le PS ait choisi dans cette affaire de prendre le parti du Qatar !

C’est le Maire de Paris, Anne Hidalgo, qui a sonné la charge. Interrogée le 4 juin sur l’antenne de RTL au sujet de cette plainte du Qatar, Mme Hidalgo a déclaré : « Je pense que s’ils (les Qataris, NDLR) se sentent insultés, ils ont raison d’avoir recours au droit ». Et l’élue socialiste de nous sortir le pitoyable argument footballistique…et celui de la défense des minorités ( !) : «Ce que je peux dire sur Paris et la relation que l’on a avec le PSG, le patron du PSG (Nasser Al-Khedaïfi, NDLR) c’est une relation d’abord extrêmement positive, très forte. Je les remercie d’avoir mis le club de Paris au niveau auquel il est ». L’émirat « (soutient) des choses qui m’importaient beaucoup, je pense au foot féminin », à « la lutte contre l’homophobie, le racisme dans les stades », « nous travaillons main dans la main ». « Je suis heureuse de cette collaboration avec eux »…

En fait de « collaboration », les propos de cette socialiste sont en effet un modèle du genre !

Bien évidemment, ce qu’affirme le vice-président du FN relève du secret de polichinelle. Et on ne compte plus les rapports divulgués, les livres des spécialistes, les enquêtes, les articles pointant une politique qatarie que Mme Hidalgo ne veut pas voir, allant même jusqu’à vanter sur RTL le progressisme de cet émirat ! On se pince !

Le témoignage des professionnels du Renseignement

Cela fait des années que Marine le Pen, les dirigeants du FN, mettent en garde nos compatriotes sur les liaisons dangereuses que notre classe politicienne entretient avec cet Emirat. Yves Bonnet, ex directeur de la Direction de la Surveillance du Territoire (DST) au début du premier mandat présidentiel de François Mitterrand, ancien préfet et ancien député UDF, invité de l’émission C dans l’air sur France Cinq le 8 octobre 2012, confirmait les avertissements du FN.

Il affirmait qu’il y a « une propagande salafiste des pays étrangers, le Qatar et l’Arabie saoudite (…). Quand je vois le Qatar se préoccuper de la situation dans nos banlieues : de quoi se mêle-t-il ? (…). Je trouve intolérable qu’un certain nombre de pays étrangers viennent s’occuper de la situation de nos banlieues, c’est à nous de le faire. Quelle est la tolérance de ces pays (le Qatar et l’Arabie saoudite) ? Ce sont des pays qui sont la négation même de l’expression démocratique et ce sont ces pays qui viennent s’occuper de nos affaires ! Tout le monde sait aujourd’hui que les propagandes salafistes, et pas seulement en France, mais aussi dans les pays de l’Afrique subsaharienne, sont payées par l’Arabie saoudite et le Qatar. Je pense qu’il faut que nous posions le problème de façon assez claire avec ces pays qui se prétendent nos alliés et nos amis. »

Des Rapports explicites du Département d’Etat américain

Aux Etats-Unis même, le zèle prosélyte de l’allié qatari commence à inquiéter. En Septembre 2014, le journal britannique Daily Telegraph rapportait que « différents rapports sur le terrorisme du Département d’Etat américain montrent que des Qataris financent, avec l’aval de l’Emirat, le mouvement djihadiste en Irak et en Syrie ». « Selon le Trésor américain, Tariq Al-Harzi, l’émir pour la région frontalière entre la Syrie et la Turquie, chargé par l’Etat Islamique (EI) d’accueillir les nouveaux combattants étrangers et de les équiper d’armes légères avant de les envoyer en Syrie, a permis à l’EI de recevoir 2 millions de dollars d’un intermédiaire financier de l’EI basé au Qatar. A condition que cet argent soit affecté uniquement à des opérations militaires. L’intermédiaire financier basé au Qatar avait également recruté Al-Harzi pour lever des fonds au Qatar. Doha rétorquera qu’il s’agit d’individus privés et non du gouvernement. Mais tout Etat, et encore plus une autocratie du Golfe, a les moyens d’empêcher ce genre de chose, à condition de le vouloir ».

En définitive, la question capitale est de savoir pourquoi, hier Sarkozy, et aujourd’hui Hollande acceptent sans broncher – et qui plus est – encouragent la politique menée par le Qatar tant au Proche-Orient que dans nos banlieues ?!…

Thibaut de La Tocnaye

Membre du Bureau politique du FN

Vice-président de Chrétienté Solidarité

Conseiller régional PACA

Editos 16 mai 2014 Mots-clés :, , , , ,
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Le président Hollande enfilant le costume du VRP de luxe, s’est félicité à Doha (Qatar) la semaine dernière de la vente au de 24 avions de chasse Rafale à cet émirat, un «troisième succès commercial » après les ventes en février de 24 chasseurs à l’Egypte et de 36 autres à l’Inde en avril. Un soulagement pour son concepteur Dassault après l’échec des négociations menées depuis quinze ans avec les Pays-Bas, la Corée du Sud, Singapour , l’Arabie saoudite, le Maroc, le Brésil…

L’Europe en panne…

Souvenons-nous notamment de la déconvenue de taille que fut en 2002, un an avant son adhésion à l’UE, le refus par la Pologne d’acheter le Rafale, non pas pour acquérir son concurrent européen Eurofighter ou le Gripen suédois, mais pour acheter des F16 américains, l’allégeance à l’Otan passant avant la «solidarité européenne»…

Comme ses prédécesseurs, M. Hollande a donc rangé au rayon des accessoires les sacro-saints droits de l’homme qui nous interdiraient, notamment selon la doxa du PS, de vendre des armes à des pays enfreignant les règles démocratiques. Real Politik oblige, il est en effet difficile d’ignorer que ces dernières années les trois quarts des commandes de matériels militaires français proviennent des pays du Proche et Moyen-Orient.

L’Arabie Séoudite omniprésente

A titre d’exemple, l’Arabie saoudite a été l’année dernière le premier acheteur d’armes dans le monde. Pour la seule année 2013 les Saoudiens ont passé commande pour 1,9 milliard d’euros d’armes françaises. Ce sont eux qui ont aussi aidé financièrement l’Égypte pour l’achat de Rafale et financé récemment le contrat Donas, qui a pleinement profité à notre industrie d’armement, pour l’équipement de l’armée libanaise (hélicoptères, missiles antichar, système de communication, blindés et canons).

Certes, le Qatar, comme l’Arabie saoudite, font officiellement partie du «camp du bien», et sont au nombre de nos alliés, quand bien même ces deux pétromonarchies financent le prosélytisme islamique jusque dans nos banlieues. Elles entretiennent aussi des liens troubles et parfaitement établis avec les milices djihadistes qui sèment la mort au Proche-Orient et en Afrique subsaharienne…et contre lesquelles nos soldats sont engagés.

La contrepartie …pour le Qatar

Autre problème, et de taille, qui a émaillé la conclusion de ce contrat de vente du Rafale à l’émirat du Qatar, celui-ci a été assorti d’une contrepartie extrêmement inquiétante pour le devenir d’Air France. M. Hollande et ses communicants ont beau s’en défendre en désolidarisant les deux dossiers, Doha a bien exigé et obtenu une condition à l’achat de ces 24 avions, à savoir l’extension des droits de trafic vers la France pour Qatar Airways. Concrètement, les avions de la compagnie aérienne qui desservent déjà Paris, pourront désormais atterrir à Lyon et à Nice, probablement trois fois par semaine.

Une classe politique UMPS aveugle…

A Lyon; la chambre de commerce, le Medef, Laurent Wauquiez, le candidat de l’UMP aux prochaines élections régionales, le président socialiste de la région Jean-Jack Queyranne, le président de la Métropole de Lyon Gérard Colomb, se sont félicités de cette nouvelle. Et ce, au motif que l’aéroport de Lyon Saint-Exupéry est bridé dans son développement par la volonté d’Air France de privilégier Roissy, sa plate-forme aéroportuaire de correspondance («hub»).

Mais au-delà de cette question, qui peut légitimement être posée, il s’agit de comprendre que ces nouveaux droits donnés à Qatar Airways sont potentiellement catastrophiques pour Air France. En s’installant à Nice et Lyon, Qatar Airways est ainsi mesure de détourner le trafic des aéroports parisiens vers le hub de Doha. Un précédent d’autant plus fâcheux que demain, les Émirats arabes unis qui envisageraient d’acheter des Rafale, seraient ainsi fondés à formuler les mêmes exigences aux autorités françaises au profit de leur compagnie aérienne Etihad.

Air France dangereusement fragilisé.

Air France, déjà victime notamment, face aux compagnies low cost, des entraves bruxelloises sur la concurrence libre et non faussée, est de plus confrontée aux flottes aériennes du Golfe grassement subventionnées, jouissant d’un pétrole quasi gratuit pour leurs avions et pratiquant de ce fait une politique tarifaire très agressive. L’extension des droits accordés à Qatar Airways par François Hollande peut être assimilée à un coup de poignard dans le dos de notre Compagnie nationale. Une manœuvre d’autant plus incompréhensible que l’Etat Français est actionnaire à hauteur de 16% de la compagnie aérienne. Beaucoup l’ont rappelé, quand un avion long courrier d’Air France est retiré de la flotte, ce sont 300 emplois directs en moins.

Toutes choses que François Hollande, au final piètre négociateur, a écartées avec une légèreté consternante pour pouvoir se vanter d’un nouveau succès qui revient en fait à déshabiller Paul pour habiller Pierre…dans la plus pure tradition socialiste.

Thibaut de La Tocnaye

Ingénieur centralien

Membre du Bureau politique du FN

Délégué national à la Formation

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Ce dimanche 12 avril marque selon le calendrier julien, la célébration de Pâques pour les orthodoxes, fête de la Résurrection qui prend un écho tout particulier en cette période de persécutions, pour les Chrétiens du Moyen-Orient. Télescopage des dates, le Pape François célébrait le même jour une messe à la mémoire des Arméniens massacrés entre 1915 et 1917 par les Ottomans. Occasion offerte au Saint-Père de rappeler que « Malheureusement, encore aujourd’hui, nous entendons le cri étouffé et négligé de beaucoup de nos frères et sœurs sans défense, qui, à cause de leur foi au Christ ou de leur appartenance ethnique, sont publiquement et atrocement tués – décapités, crucifiés, brulés vifs –, ou bien contraints d’abandonner leur terre » au Moyen-Orient, en Afrique en Asie…

Le Pape est bien évidemment dans son rôle en rappelant, comme il l’avait fait le 6 avril lors des célébrations pascales, la large indifférence de l’Occident devant « les massacres dont sont victimes les chrétiens partout dans le monde ».

Il serait tout aussi légitime que les Etats séculiers d’Europe, à commencer par celui de la France, s’opposent résolument à ce cancer islamiste qui développe ses métastases dans nos villes, dans nos banlieues et même parfois dans nos villages les plus reculés.

Ce que demandent les Chrétiens d’Orient en priorité ce ne sont pas des visas. La France en a accordé 1500 depuis la fin juillet…chiffre équivalent à celui des Français partis en Syrie faire le djihad, a affirmé ce lundi dans Le Figaro la commissaire européenne à la Justice, la Tchèque Vera Jourova.

Ce que veulent les Chrétiens d’Orient, au Liban comme en Irak, en Egypte comme en Syrie, c’est le droit de vivre, librement et dignement, sur le sol de leurs ancêtres, dans des pays qu’ils occupaient bien avant l arrivée des premiers conquérants musulmans. A cette aune, comment de ne pas voir la responsabilité directe qui est celle des occidentaux qui par lâcheté, aveuglement, reniement, renoncent à réellement défendre des communautés avec lesquelles nous partageons les mêmes racines civilisationnelles. Encore faudrait-il certes, que cet héritage commun ne soit pas, sous nos latitudes, considéré comme un fardeau obsolète, l’objet d’un embarras, voire d’une sourde hostilité…

Mesure-t-on vraiment dans les chancelleries occidentales ce que représenterait l’éradication des peuples chrétiens dans cette partie du monde, lieu d’éclosion du christianisme? Depuis la désastreuse invasion de l’Irak en 2003, 90 % des Chrétiens Irakiens ont été contraints à l’exil, auxquels il faut ajouter 300 000 Chrétiens Syriens depuis 2011.

Cette volonté de faire table rase de la présence chrétienne s’illustre aussi par la destruction systématique des édifices religieux. En Syrie justement,  il y a quelques jours, c’est la cathédrale maronite Saint-Élie, dans le quartier chrétien d’Alep, qui a été prise délibérément pour cible par les bombes de rebelles dits « modérés ». Quelques semaines auparavant, l’offensive menée par l’État Islamique (EI) contre 35 villages chrétiens assyriens de la Vallée de la Khabour s’est soldée par la destruction d’au mois cinq églises. Fin mars, le Père Ibrahim Farah, curé grec-orthodoxe de la paroisse de la Vierge Marie d’Idleb (province du nord-ouest) a été kidnappé, en compagnie de fidèles – d’autres ont été assassinés -, par les miliciens d’une autre organisation islamiste, le Front al-Nosra – branche syrienne d’Al-Qaïda. C’est pourtant Laurent Fabius qui n’hésitait pas à déclarer à Marrakech en décembre 2012 : « le Front al-Nosra fait du bon boulot contre Assad en Syrie et donc c’est très difficile de les désavouer »…

Les atermoiements diplomatiques, le double-jeu mené sous Sarkozy puis sous Hollande, la soumission aux intérêts anglo-saxons, les compromissions avec des pays finançant; encourageant le terrorisme islamiste sont indignes de la France ; et ce n’est pas l’envoi de quelques avions de chasse pour combattre l’EI qui suffit à donner le change. Une France qui entretenait des liens multiséculaires, particuliers avec les chrétiens d’Orient, politique traditionnelle de protection qui fut même poursuivie sous la très laïque, voire laïciste, Troisième République. Une France qui renonce aujourd’hui à faire entendre ce qui était sa voix singulière dans le concert des nations depuis Saint Louis jusqu’à Clémenceau en passant par Napoléon III.

Alors il est temps de renouer avec une diplomatie active et responsable au Moyen-Orient dont le principe de réciprocité doit redevenir le fondement, à savoir : tolérance, en France et en Europe, vis-à-vis d’une immigration – majoritairement musulmane – maîtrisée et respectant les lois et les us et coutumes de nos pays respectifs avec pour contrepartie le respect et la protection des minorités chrétiennes au Moyen-Orient par les puissances régionales, en particulier la Turquie mais aussi l’Irak, la Syrie et l’Iran.

 

Thibaut de La Tocnaye

Conseiller Régional PACA

Conseiller municipal de Cavaillon

Membre du Bureau politique du FN

 

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