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Communiqué

La publication de la note de conjoncture Trendeo – METI pour le 1er trimestre 2016 traduit l’absence de croissance de nos Entreprises à Taille Intermédiaire (250 à 5000 salariés) d’une part et du secteur de notre industrie manufacturière d’autre part : stagnation pour les ETI avec un solde net de 450 (!…) créations d’emplois par rapport au 1er trimestre 2015 et carrément « passage dans le rouge » pour l’Industrie avec près de 700 destructions d’emplois en plus par rapport à la même période sur 2015.

Ce constat est tout-à-fait symptomatique de la faiblesse endémique de notre économie et lourd de conséquence sur sa capacité de rebond. En effet les ETI sont structurellement les plus aptes à générer de la croissance et particulièrement à relancer nos exportations tandis que l’industrie est le secteur qui crée intrinsèquement le plus de valeur et qui est également le principal moteur de nos exportations !

Or, depuis 40 ans, ETI et industrie n’ont jamais cessé d’être au mieux abandonnées, au pire asphyxiées et entravées par les Gouvernements successifs de gauche comme de droite.

La solution ? Diminuer le poids de la fiscalité et des charges écrasantes en direction des ETI. Exiger des banques une politique de crédit et de drainage de fonds propres favorable aux ETI. S’opposer à l’Europe de Bruxelles, destructrice des emplois nationaux. Définir et imposer, par filières, la stratégie de l’Etat tant en matière d’exportation que de ré-industrialisation en partenariat avec les branches professionnelles.

Thibaut de La Tocnaye, Dirigeant-Fondateur d’entreprises industrielles, Membre du Bureau Politique du FN, Délégué National à la Formation

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16 septembre 2015

Communiqué de presse de Thibaut de LA TOCNAYE, Dirigeant-fondateur d’entreprises industrielles, Conseiller Régional PACA, Délégué National à la Formation

Selon les derniers chiffres de l’INSEE, notre production industrielle a chuté de 16,5 % depuis 2008 : 446 000 emplois disparus en 7 ans… là où l’Allemagne en a créé 129.000 dans le même temps ! Et, depuis 30 ans, ce sont 2, 5 millions d’emplois industriels qui ont été détruits sur notre sol : on assiste donc à la poursuite inéluctable du processus…

Or, l’industrie a un effet d’entrainement inégalable au sein d’une économie développée. Un euro investi dans l’industrie génère 0,6 à 0,7 euro en aval. L’effet induit de création de richesse supplémentaire est ainsi le double de celui de tous les autres secteurs.

La ré-industrialisation de la France est donc un impératif premier pour Marine le Pen et le FN. Nos champions industriels, essentiellement les grands ensembliers de l’aéronautique, la construction navale, le ferroviaire ou l’automobile, encore puissants et performants ne doivent pas devenir des colosses aux pièds d’argile. Il faut donc sauvegarder et renforcer de façon urgente toutes les chaines de sous-traitances incarnées par nos PMI – avec leurs métiers respectifs – qui meurent une à une.

C’est pourquoi :

1) La fiscalité pour les PMI et les ETI doit être clairement rééquilibrée à la baisse par rapport aux grands groupes.

2) La rente devant cesser d’être plus avantagée que le risque, il est tant de drainer l’immense réservoir de l’épargne privée vers les fonds propres des PMI/ETI – qui en manquent structurellement – par la multiplication des incitations fiscales.

3) Un protectionnisme intelligent, ciblé et limité doit être mis en place par l’Etat-stratège.

Illustration of a graph where the figures suddenly fall through the floor

Après l’annonce d’une prévision de baisse des investissements industriels en 2015, l’INSEE vient de publier un résultat inquiétant pour Octobre 2014 : la diminution de 0,8 % de la production industrielle en France. C’est énorme puisque, ramené à l’année, cela donnerait plus de 9% de baisse…

Quand on sait que l’Industrie a un effet d’entraînement en moyenne deux fois plus important que le reste des activités économiques, on comprend que cette récession industrielle est la pire de toute : c’est notre tissu économique dans son ensemble qui se détruit inexorablement.

Or, ce ne sont pas les projets d’innovation et de développement des entreprises qui font défaut mais bien les moyens qui manquent pour les mettre en œuvre : moyens humains et moyens financiers. Car malgré le chômage de masse, nous manquons de chercheurs, d’ingénieurs et de techniciens pour ré-industrialiser la France !

Il est donc urgent en particulier d’engager une véritable révolution au sein de la Formation professionnelle et l’Apprentissage pour construire enfin une offre de personnel en adéquation qualitative et quantitative avec la demande et les besoins du marché !

Parallèlement, l’Etat doit augmenter les incitations financières et fiscales auprès des Business Angels afin de multiplier au moins par deux leurs capacités de financement des PMI et ETI. De même, il convient de créer un Fonds d’investissement Stratégique en partenariat avec nos Champions industriels de façon à sauvegarder les sous-filières stratégiques par Branches.