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Communiqué  

Le groupe français DCNS vient de remporter face à l’allemand Thyssen Krupp Marine Systems (TKMS) un contrat « historique », à savoir la vente de douze sousmarins, pour un montant global de 34 milliards d’euros, à la marine australienne. C’est une excellente nouvelle pour la France ! Et cela montre qu’il n’y a justement pas de « sens de l’histoire » en matière de désindustrialisation… Tout est une question de vision et de volonté ! Si on a des produits et des savoir-faire à haute valeur ajoutée, il faut les défendre et en prendre les moyens, c’est tout ! Et l’industrie de défense en fait partie… comme notre aéronautique, notre industrie ferroviaire, notre construction automobile et nos chantiers navals !

Or, tous ces secteurs sont encore tirés par des grands ensembliers mais attention !… ce sont toutes leurs chaînes de sous-traitance qui sont en pleine décomposition. Les « métiers » (opto-électronique, plasturgie, matériaux composites, aciers spéciaux,…) indispensables à l’assemblage de tous ces équipements manufacturés disparaissent un à un du sol français. Et rappelons-nous par exemple, à la fin des années 70, le Commissariat général du plan arrêta son soutien à l’industrie électronique : erreur colossale qui n’a pas permis à la France de s’engouffrer, à la hauteur des compétences qui sont les nôtres, dans la vague high-tech du numérique qui fait aujourd’hui la fortune des mastodontes américains ou asiatiques du secteur. Alors oui, plus que jamais l’Etat-stratège s’appuyant sur des Branches professionnelles rénovées doit définir, défendre et promouvoir la ré-industrialisation de la France, intégration verticale comprise

Thibaut de La Tocnaye, dirigeant-fondateur d’entreprises industrielles, membre du bureau politique du FN, conseiller régional PACA

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Le groupe français DCNS vient de remporter face à l’allemand Thyssen Krupp Marine Systems (TKMS) le « le contrat du siècle », à savoir la vente de douze sous-marins, pour un montant global de 34 milliards d’euros, à la marine australienne. C’est une excellente nouvelle pour la France ! Et cela montre qu’il n’y a justement pas de « sens de l’histoire » en matière de désindustrialisation… Tout est une question de vision et de volonté ! Si on a des produits et des savoir-faire à haute valeur ajoutée, il faut les défendre et en prendre les moyens, c’est tout ! Et l’industrie de défense en fait partie… comme notre aéronautique, notre industrie ferroviaire, nos constructeurs automobiles et nos chantiers navals !

Les sidérurgistes outre-Rhin, les employés de ThyssenKrupp font grise mine. Ils étaient des dizaines de milliers à manifester le 12 avril en Allemagne, à l’appel du syndicat IG Metall, pour clamer leur inquiétude sur la pérennité de leurs emplois. Il ne reste plus, dans l’ensemble des pays de l’Union européenne, que 330 000 emplois directs dans le secteur sidérurgique dont la destruction a débuté il y a quarante ans. Alors, quel avenir pour l’acier européen ? En 1976, la sidérurgie employait encore 150 000 salariés en France, plus de 200 000 au Royaume-Uni. Après l’annonce par le colosse indien de la sidérurgie Tata Steel de son désengagement du Royaume-Uni (15 000 salariés menacés outre-manche), de la vente de ses activités acier long en Europe, et la réunion sur la question du secteur sidérurgique à Bruxelles le 18 avril, la question est sur toutes les lèvres. La réponse à cette interrogation passe désormais par Pékin et dépend de la capacité de l’Europe bruxelloise sans-frontièriste, ultra libre-échangiste, à résister au rouleau compresseur chinois. L’empire du milieu a atteint l’année dernière le seuil des 50 % de la production mondiale d’acier (d’une qualité parfois médiocre) que les Chinois n’hésitent pas à brader à des prix inférieurs au coût de revient, leur production étant devenue excédentaire par rapport au besoin de leur marché intérieur.

Le Front National le constate et le dénonce de longue date : le secteur industriel français dans son ensemble subit depuis quarante ans une hémorragie. Pour les seules quinze dernières années celui-ci a perdu plus d’un million de postes. Il est de bon ton dans les allées du pouvoir et dans les partis dits « de gouvernement » d’expliquer, comme le fait le ministère des finances à Bercy, que le libre-échangisme, les délocalisations ne comptent que pour très peu dans ce phénomène, qui s’expliquerait principalement par les gains de productivité. Bref, la désindustrialisation serait une évolution « normale » que l’on constaterait dans tous les pays développés (en France la part de l’industrie dans le PIB est passée de 35% en 1970 à moins de 20% actuellement), bien qu’on observe ces dernières années un ré-industrialisation aux États-Unis !…

A bien y regarder, cette désindustrialisation massive, enclenchée au milieu des années 1970, est la conséquence directe de l’arrêt des politiques visant à stimuler l’industrie, de la fin d’un État-stratège qui inscrivait son action dans le temps long. Une défense des intérêts nationaux dans la durée de plus en plus remplacée par une gestion politicienne à courte vue. Il aurait été pourtant indispensable de soutenir plus avant l’innovation, de spécialiser l’industrie vers des produits de qualité, haut de gamme, plus difficilement attaquables par les pays à bas coût, tout en aidant au développement de la prochaine révolution industrielle, dans les domaines de la biotechnologie et de la nanotechnologie notamment.

Souvenons-nous que c’est sous le septennat de Valéry Giscard d’Estaing que le Commissariat général du plan arrêta son soutien à l’industrie électronique – une erreur colossale confessée par Giscard dernièrement -, qui n’a pas permis à la France de prendre, à la hauteur des compétences qui sont les nôtres, la vague technologique et numérique qui fait aujourd’hui la fortune des mastodontes américains du secteur.

Un Etat stratège français qui relève aujourd’hui du passé, puisque nos gouvernants prennent leurs ordres et leur feuille de route à Bruxelles, capitale de l’impuissance, du laisser-faire, laisser-passer. Exemple emblématique, dans le dossier de l’acier chinois cité plus haut, même l’Allemand Sigmar Gabriel, ministre fédéral de l’Economie, s’est emporté contre la Commission européenne, incapable de mettre fin à la concurrence déloyale de Pékin. « Quand les Américains ont réagi en trois mois, l’Europe ne parvient pas à s’entendre en un an » a relevé M. Gabriel. Les droits de douane sont de l’ordre de 25 % en Europe, ils sont de plus de 250 % aux Etats-Unis, pays-phare du libéralisme…

Ne nous y trompons pas, la nécessaire ré-industrialisation de la France, qui est aussi un gage de sa prospérité, de son indépendance, donc de sa liberté et de sa puissance, passe aussi par le rétablissement d’un protectionnisme intelligent, de droits de douane cohérents. La France n’est pas une république bananière. Avec Marine Le Pen à l’Élysée, nous entendons amender, réajuster, voire rejeter tout ou partie des accords de dupes signés tels que le GATT par la nomenklatura bruxelloise avec l’OMC et revenir immédiatement sur l’abandon de la préférence communautaire...

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3 questions à Thibaut de la Tocnaye, expert économique :
– Quel bilan en 2015 pour notre industrie en France ?
– Pourquoi l’Etat-Stratège en matière de réindustrialisation ?
– Quel rôle pour les branches professionnelles ?

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Une étude du Cabinet d’analyses Trendeo, relayée par l’Observatoire de l’Emploi et des Investissements, vient de révéler que si le solde global des créations et des destructions d’emplois en 2015 est devenu légèrement positif – mais largement insuffisant pour couvrir l’augmentation naturelle de la population active – celui-ci reste négatif en revanche pour l’Industrie. Ainsi les créations d’emplois ont reculé de 5% dans le secteur manufacturier en 2015.

La lente descente aux enfers de notre industrie se poursuit donc, sachant que le poids de celle-ci a été plus que divisé par 2 depuis 35 ans tant au niveau du PIB que de l’Emploi.

Dans le même temps, le Président de l’Association Française des Pôles de Compétitivité vient de déclarer dans La Tribune que : “Les Pôles de compétitivité et les Régions doivent dessiner l’Industrie du futur ” tout en reconnaissant que “les projets portés par les Pôles de Compétitivité ont du mal à s’insérer dans les programmes européens”…  Quel aveu !

Alors nous disons simplement que les deux premières conditions au redressement de notre Industrie sont d’une part la réhabilitation d’un Etat-stratège, seul capable d’élaborer et de promouvoir une vision claire de notre Ré-industrialisation (et certainement pas l’Europe de Bruxelles !), et d’autre part la réorganisation, la modernisation et le renforcement des Branches professionnelles, seules capables d’apporter à l’Etat-stratège les paramètres académiques, scientifiques, technologiques, industrielles et économiques nécessaires à sa décision. Les Régions, quant à elles, au plus près des Bassins d’emplois et des Pôles de compétitivité, n’étant que les relais ou les “bras armés” de l’Etat-stratège.

Thibaut de La Tocnaye, membre du Bureau Politique du Front National, dirigeant-fondateur d’entreprises industrielles

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Communiqué de Thibaut de La Tocnaye

L’apparition du phénomène « UBER » dans les métiers de service – pour commencer… – a déjà entraîné et entraînera : une baisse des salaires, une diminution de la qualification des salariés, une baisse de la qualité des services, une montée de l’anonymat auprès de la clientèle et la disparition de la « proximité » du service, une accélération de la constitution des monopoles et son corollaire la concentration du capital, une absence intrinsèque d’indépendance et de capacité de résistance des professions face aux systèmes bancaires, aux différents dumpings extérieurs qu’ils soient sociaux, fiscaux ou environnementaux et aux lobbies européens déjà dans fortement impliqués dans la disparition du capitalisme entrepreneurial et familial.

Devant cette menace claire de détricotage et de déstabilisation systématiques de notre tissu économique, il devient urgent de rénover et « réinventer » la représentativité professionnelle en France. En effet, les professions et les métiers ont évolués du fait de multiples facteurs : mobilité et interdisciplinarité des salariés, apparition des métiers génériques, numérisation de l’économie, internationalisation accrue des échanges, etc…

Et pourtant, plus que jamais les professions doivent être défendues, promues et valorisées. Or, le taux français de syndicalisation des salariés, cadres et patrons est inférieur à 7 % ! Cas unique en Europe …

L’Etat-stratège doit donc s’atteler, en partenariat avec les Chambres consulaires, à la redéfinition (y compris au niveau de la comptabilité publique) des nouveaux métiers et susciter le retour en force d’organisations professionnelles puissantes et réellement représentatives.

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L’INSEE vient d’annoncer que les prévisions des investissements des entreprises industrielles baisseront de 3 % en 2015… C’est plus qu’une mauvaise nouvelle puisque cela veut dire que notre industrie continue de régresser au lieu de se renforcer et se rénover. Et ce, d‘autant que l’Etude montre que seuls 26 % de ces investissements seront dédiés à l’augmentation des capacités de production et à la conception-fabrication de nouveaux produits ! En clair, il s’agit essentiellement du remplacement pur et simple de l’outil de production existant.

Les causes de ce marasme sont tout d’abord externes. Il s’agit bien évidemment de la folle politique de Bruxelles avec sa monnaie unique imposant un Euro, en l’occurrence, trop élevé pour la France et avec un libre-échangisme suicidaire interdisant le moindre protectionnisme ciblé et stratégique. Les causes sont aussi internes à notre système politico-économique et donc issues directement de l’incompétence des Gouvernements « UMPS » depuis plus de trente ans. Il faut dénoncer le poids – le plus élevé d’Europe – des charges sociales et fiscales qui pèsent sur nos entreprises, une sous-capitalisation de nos entreprises spécialement industrielles tout-à-fait caractéristique de la France et l’absence ahurissante de toute stratégie industrielle de notre pays. Il est donc urgent, compte tenu de la faiblesse et, malheureusement jusqu’ici, de la non-représentativité effective des organisations professionnelles du monde du travail – encore une spécificité française – de réhabiliter un véritable Etat-stratège capable d’imaginer tous les dispositifs pour réorienter la finance (Banques, Caisse des Dépôts, BPI,…) vers l’authentique création de valeur à savoir l’investissement d’une part plus déterminante de l’épargne dans le capital ou le haut de bilan de nos entreprises industrielles et innovantes.

 

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Face aux mesures insuffisantes et inopérantes annoncées par l’UMP et le PS, le Programme de Marine Le Pen, présente en matière de Réindustrialisation, une triple originalité et donc un triple financement :

– En instituant des Ecluses douanières limitées, ciblées et stratégiques pour défendre les sous-filières françaises identifiées (Gain calculé par an : 3,2 milliards d’€).

– En recouvrant la création monétaire au niveau de la Banque de France (au détriment de la BCE à Francfort), qui permettra d’affecter directement 10 milliards d’€ par an à un Fonds d’investissement stratégique dédié aux secteurs-clés de la Réindustrialisation.

– En créant un Fonds de capital-développement, réservé aux PMI (amorçage-création, développement, transmission) et financé à hauteur de 12 milliards d’€ par an, (par affectation de 15% du résultat net des 50 grandes entreprises à plus forte capitalisation boursière), qui visera à pallier les déficiences du capitalisme financier et à renforcer le tissu des PMI françaises.

Il est à noter qu’aucun de ces moyens de financement n’affecte le Budget de l’Etat !16