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Thibaut de La Tocnaye recevait Louis Chagnon, professeur d’histoire, écrivain et Nicolas Tandler, journaliste. Thèmes : “L’État islamique ; Actualité syndicale en France”.
Ce que l’on appelle Daech ou l’État islamique est fréquemment présenté comme un groupe terroriste constitué d’une bande d’illuminés et de ratés convertis en tueurs sans foi ni loi.
Or l’islam n’a jamais constitué un simple phénomène religieux. Il s’agit d’une idéologie totalitaire qui commande tous les aspects de la vie du musulman, même les plus intimes. La vie politique n’échappe pas plus à l’islam qu’une autre sphère d’activité ; elle en constitue une de ses facettes et occupe une place prépondérante du fait des conditions qui ont conduit à son éclosion.
Ce livre aborde deux sujets essentiels concernant l’islam : le califat et le conflit sunnites/chiites. La première partie aborde la genèse du califat et ce qu’il représente ; la seconde partie explique les origines de la division des musulmans entre sunnites et chiites, puis elle étudie les conflits actuels qui en découlent.

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Si l’argent est  le nerf de la guerre  indispensable pour assurer notre défense et il l’est aussi pour  l’Etat islamique… une entité  capable aujourd’hui d’ensanglanter  aussi bien les rues de Bagdad, d’Alep et de  Beyrouth  que celles de  Paris.

 Certes, dans cette guerre asymétrique qui nous est livrée,  le coût de la protection et de l’attaque n’est  pas le même : selon l’ex responsable du Trésor américain Matthew Levitt,  aujourd’hui chercheur au Washington Institute, il a suffit de 50 000 dollars aux islamo-terroristes pour mener à bien  leur  opération du  13 novembre. Selon les spécialistes,  l’argent sous forme de cash  est transporté  par des djihadistes arrivant en Europe en se mêlant aux « migrants » et autres « réfugiés »…

 Les analyses et  reportages se sont multipliés sur les moyens utilisés par l’EI pour se procurer de l’argent. Le  Financial Times, dans une  enquête publiée en octobre,  estimait les gains engrangés par cet « Etat »  à environ 1,5 million de dollars par jour.  Principalement  grâce au trafic du pétrole qu’il revend à des voisins ou à des affairistes  peu scrupuleux ; une contrebande  dans laquelle fut impliquée le propre fils du premier ministre Turc Erdogan.

 L’Europe, elle-même, n’est pas en reste (Commission d’enquête parlementaire en cours) puisque l’on sait que les principaux pays d’Europe occidentale achètent du brut auprès du trafic international alimenté par Daâch !

 L’EI s’engraisse aussi  grâce à l’impôt  (les Chrétiens, les dhimmis  épargnés sont lourdement taxés), le pillage archéologique et même…le trafic de la pornographie dans sa zone d’influence.

 Pour autant  la rumeur  enfle, elle s’étale sur les banderoles des supporters de foot déployées dans les stades, elle alimente la conversation dans les salles de rédaction comme dans les cafés : nos « soutiens » et « amis » des pétromonarchies continueraient, comme ils l’ont fait  au début du conflit en Syrie,  à financer  plus moins  directement les milices de l’EI.

 Dans son dernier livre,  Philipe de Villiers  accuse  la droite dite  républicaine d’être vendue au Qatar et la gauche de l’être à l’Arabie  saoudite. Plus prosaïquement, Laurent Fabius mercredi dernier devant l’Assemblée nationale,  a été obligé de défendre « nos » « alliés ». « S’agissant de l’accusation de financement des terroristes portée contre certains pays du Golfe a-t-il dit, nos services ont procédé aux vérifications nécessaires et les éléments dont nous disposons (…) ne nous permettent pas de porter des accusations contre les gouvernements de ces pays (…). Il ne saurait y avoir et il n’y aura pas la moindre complaisance à l’égard de gouvernements qui aideraient financièrement les terroristes.»

 Il y a  trois mois, le Trésor américain a communiqué publiquement sur l’existence de  transactions financières avérées entre l’EI et des « mécènes »  basés au Qatar ;  des levées de fonds pour les djihadistes  mises en place par des personnalités  qataris de tout premier plan.

 Il s’agit nous dit-on de personnes privées et non du gouvernement du pays en question. Mais qui nous fera croire que des  Etats autocratiques, comme le sont  le Qatar ou l’Arabie saoudite,  ne pourraient pas mettre fin au financement  de l’EI par leurs concitoyens, sur leur propre sol,  si ils  le voulaient vraiment ?

 Mécènes  généreux, « braves philanthropes »  qui sont aussi à la manœuvre dans  nos banlieues pour financer réseaux, mosquées, centres culturels islamiques, les déplacements et les prêches des imams radicaux. Et cet aveuglement là de nos « élites »,  les Français le  payent  aussi aujourd’hui  au prix fort.

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Intervention sur la commémoration du génocide arménien – Séance plénière du 24 avril 2015

 

Monsieur DE LA TOCNAYE.- Le groupe Front national souhaite bien sûr s’associer pleinement et totalement à votre initiative de commémoration des souffrances et du génocide arménien. Effectivement, le hasard, ou peut-être le destin, a voulu que nous soyons le 24 avril. Il y a 100 ans jour pour jour, dans la nuit du samedi 24 avril 1915, une opération fortement planifiée visait à éliminer l’élite des Arméniens, puis s’en est suivi un véritable génocide programmé, orchestré, qui avait été mis au point dans les officines du mouvement « Jeunes Turcs », mouvement qui, malheureusement, était soutenu par une bonne partie de l’intelligentsia européenne. Je pense en particulier à certaines loges franc-maçonnes, dont le Grand Orient. Depuis, le Grand Orient a reconnu ses erreurs, il faut le préciser.

 (Le groupe Front de gauche quitte la séance.)

 Je voudrais dire sans esprit partisan que depuis longtemps, nous avons essayé de faire reconnaître le génocide arménien par le biais d’un certain nombre d’associations telles que l’AGRIF. Au début des années 80, lors de la première mandature des députés du groupe Front national au Parlement européen, un député, Bernard Antony, au nom du groupe FN, a demandé la reconnaissance du génocide arménien. À l’époque, la présidence du Parlement européen avait totalement refusé arguant du fait que le mot « génocide » ne pouvait être que réservé au génocide juif. Et puis, les mentalités ont évolué.

Hier soir, à la télévision, j’ai été fortement surpris et vraiment touché au fond du cœur de voir M. Serge KLARSFELD qui a osé dire, et peut-être a-t-il été trop loin, que si l’on avait reconnu le génocide arménien, il n’y aurait pas eu le génocide juif.

Peut-être est-il trop optimiste, mais en tout cas, c’est certain, ce génocide arménien a permis en quelque sorte d’autres génocides, dont celui bien sûr des Juifs. D’ailleurs, la grande écrivaine juive BAT YE’OR, rappelait qu’Hitler, devant ses SS, pour les rassurer par rapport à tout ce qu’ils allaient faire, leur disait : « Qui se souvient aujourd’hui du génocide arménien ? Il comptait sur l’oubli…

 Je voudrais dire aussi qu’il y a eu malheureusement d’autres grands génocides au 20ème  siècle qui n’ont peut-être pas été cités et il faut sans doute le faire : le génocide ukrainien en 1932-1933, 8 millions d’individus éliminés et génocidés par une dictature stalinienne et communiste ; le génocide cambodgien également. Toutes ces idéologies, à notre avis d’ailleurs, ont été fortement inspirées, par la Révolution française, ou une partie des idées révolutionnaires en tout cas telle que la Terreur de Robespierre. Le génocide vendéen est également un génocide. C’est peut-être le génocide « générique » par excellence de tous les génocides modernes qui ont eu lieu de la part des nazis, des communistes ou d’autres idéologies destructrices au cours du 20ème siècle.

 Ce qui est marquant aujourd’hui, c’est de voir que nous parlons du passé mais que nous devons parler également de l’avenir car nous évoquons tous ces génocides qui se sont déroulés lors du 20ème siècle et aujourd’hui, nous sommes au 21ème siècle, alors il nous faut parler de la Turquie. Je voudrais en parler en toute sérénité parce que la Turquie est un grand peuple et qu’il y a un génie turc. C’est évident. Mais comment la Turquie pourrait espérer avoir des relations apaisées avec l’Europe et avec les minorités chrétiennes d’Orient si elle continue son double jeu et si, en soutenant Daech, c’est-à-dire l’État islamique, elle va peut-être être à l’origine – mais je pèse mes mots parce que nous n’en sommes pas encore là – d’un nouveau génocide qui serait le génocide des minorités chrétiennes d’Orient. Il est capital qu’à la suite de la France – aujourd’hui ce n’est le cas que de 23 pays – l’immense majorité des pays de la planète reconnaissent le génocide arménien.

Monsieur ALLEMAND, Président.- Monsieur DE LA TOCNAYE, je suis désolé de vous interrompre mais il s’agit du génocide arménien. On ne va pas faire un cours de géopolitique ce matin sur tous les problèmes passés ou futurs. Je le dis très tranquillement, je n’ai pas du tout l’intention de hausser la voix parce que le moment ne le justifie absolument pas, mais les propos que vous venez de tenir sont à l’origine de la sortie d’un des groupes de la majorité. Je souhaiterais que vous arriviez à la conclusion de votre intervention et que cette intervention reste dans la tonalité de dignité qui a été celle de toutes les interventions jusqu’à maintenant.

Monsieur DE LA TOCNAYE.- Je vous remercie, je vais conclure. Je n’ai pas du tout votre analyse. Ce n’est pas parce qu’on est communiste que l’on ne peut pas reconnaître le génocide ukrainien. Je le dis en toute simplicité et je pense que mes propos ont été totalement dignes et respectueux de l’histoire. Je conclus tranquillement en me tournant vers l’avenir et en espérant du fond du cœur et avec toute notre intelligence que la Turquie va et doit reconnaître le génocide arménien pour que justement, elle retrouve sa juste place dans le concert des nations et qu’elle œuvre à la protection des minorités chrétiennes d’Orient, car il y a un lien bien évident entre le génocide arménien et les tentatives actuelles de génocider les minorités chrétiennes au Moyen Orient. Nous sommes donc pleinement dans l’actualité et voilà, pour terminer, comment l’avenir rejoint en quelque sorte la commémoration du passé. Merci beaucoup.

(Applaudissements sur les bancs du groupe Front National.)

 

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Ce dimanche 12 avril marque selon le calendrier julien, la célébration de Pâques pour les orthodoxes, fête de la Résurrection qui prend un écho tout particulier en cette période de persécutions, pour les Chrétiens du Moyen-Orient. Télescopage des dates, le Pape François célébrait le même jour une messe à la mémoire des Arméniens massacrés entre 1915 et 1917 par les Ottomans. Occasion offerte au Saint-Père de rappeler que « Malheureusement, encore aujourd’hui, nous entendons le cri étouffé et négligé de beaucoup de nos frères et sœurs sans défense, qui, à cause de leur foi au Christ ou de leur appartenance ethnique, sont publiquement et atrocement tués – décapités, crucifiés, brulés vifs –, ou bien contraints d’abandonner leur terre » au Moyen-Orient, en Afrique en Asie…

Le Pape est bien évidemment dans son rôle en rappelant, comme il l’avait fait le 6 avril lors des célébrations pascales, la large indifférence de l’Occident devant « les massacres dont sont victimes les chrétiens partout dans le monde ».

Il serait tout aussi légitime que les Etats séculiers d’Europe, à commencer par celui de la France, s’opposent résolument à ce cancer islamiste qui développe ses métastases dans nos villes, dans nos banlieues et même parfois dans nos villages les plus reculés.

Ce que demandent les Chrétiens d’Orient en priorité ce ne sont pas des visas. La France en a accordé 1500 depuis la fin juillet…chiffre équivalent à celui des Français partis en Syrie faire le djihad, a affirmé ce lundi dans Le Figaro la commissaire européenne à la Justice, la Tchèque Vera Jourova.

Ce que veulent les Chrétiens d’Orient, au Liban comme en Irak, en Egypte comme en Syrie, c’est le droit de vivre, librement et dignement, sur le sol de leurs ancêtres, dans des pays qu’ils occupaient bien avant l arrivée des premiers conquérants musulmans. A cette aune, comment de ne pas voir la responsabilité directe qui est celle des occidentaux qui par lâcheté, aveuglement, reniement, renoncent à réellement défendre des communautés avec lesquelles nous partageons les mêmes racines civilisationnelles. Encore faudrait-il certes, que cet héritage commun ne soit pas, sous nos latitudes, considéré comme un fardeau obsolète, l’objet d’un embarras, voire d’une sourde hostilité…

Mesure-t-on vraiment dans les chancelleries occidentales ce que représenterait l’éradication des peuples chrétiens dans cette partie du monde, lieu d’éclosion du christianisme? Depuis la désastreuse invasion de l’Irak en 2003, 90 % des Chrétiens Irakiens ont été contraints à l’exil, auxquels il faut ajouter 300 000 Chrétiens Syriens depuis 2011.

Cette volonté de faire table rase de la présence chrétienne s’illustre aussi par la destruction systématique des édifices religieux. En Syrie justement,  il y a quelques jours, c’est la cathédrale maronite Saint-Élie, dans le quartier chrétien d’Alep, qui a été prise délibérément pour cible par les bombes de rebelles dits « modérés ». Quelques semaines auparavant, l’offensive menée par l’État Islamique (EI) contre 35 villages chrétiens assyriens de la Vallée de la Khabour s’est soldée par la destruction d’au mois cinq églises. Fin mars, le Père Ibrahim Farah, curé grec-orthodoxe de la paroisse de la Vierge Marie d’Idleb (province du nord-ouest) a été kidnappé, en compagnie de fidèles – d’autres ont été assassinés -, par les miliciens d’une autre organisation islamiste, le Front al-Nosra – branche syrienne d’Al-Qaïda. C’est pourtant Laurent Fabius qui n’hésitait pas à déclarer à Marrakech en décembre 2012 : « le Front al-Nosra fait du bon boulot contre Assad en Syrie et donc c’est très difficile de les désavouer »…

Les atermoiements diplomatiques, le double-jeu mené sous Sarkozy puis sous Hollande, la soumission aux intérêts anglo-saxons, les compromissions avec des pays finançant; encourageant le terrorisme islamiste sont indignes de la France ; et ce n’est pas l’envoi de quelques avions de chasse pour combattre l’EI qui suffit à donner le change. Une France qui entretenait des liens multiséculaires, particuliers avec les chrétiens d’Orient, politique traditionnelle de protection qui fut même poursuivie sous la très laïque, voire laïciste, Troisième République. Une France qui renonce aujourd’hui à faire entendre ce qui était sa voix singulière dans le concert des nations depuis Saint Louis jusqu’à Clémenceau en passant par Napoléon III.

Alors il est temps de renouer avec une diplomatie active et responsable au Moyen-Orient dont le principe de réciprocité doit redevenir le fondement, à savoir : tolérance, en France et en Europe, vis-à-vis d’une immigration – majoritairement musulmane – maîtrisée et respectant les lois et les us et coutumes de nos pays respectifs avec pour contrepartie le respect et la protection des minorités chrétiennes au Moyen-Orient par les puissances régionales, en particulier la Turquie mais aussi l’Irak, la Syrie et l’Iran.

 

Thibaut de La Tocnaye

Conseiller Régional PACA

Conseiller municipal de Cavaillon

Membre du Bureau politique du FN

 

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