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Interrogé cette semaine sur la hausse à venir des péages français – bradés à des sociétés étrangères en leur temps par Jean-Pierre Raffarin et Dominique de Villepin – Ségolène Royal affirmait ne pas être au courant. Mensonge délibéré ? Incompétence ? Le ministre de l’Ecologie prend-elle seulement connaissance des décrets qu’elle est censée signer ? Les médias n’ont pas manqué de rappeler que cette information avait été pourtant publiée dès le mois d’Aout dans le Journal officiel. Aux augmentations liées à la hausse des prix, s’ajouteront aussi des hausses qui s’étaleront jusqu’en 2023…

Malignité encore et toujours : au moment ou la grand messe de la COP 21, non dénuée d’arrières pensées mondialistes, bat son plein, le matraquage fiscal enrobé de justifications «environnementales » se poursuit.

Seule solution à tout : un impôt - ou une taxe - supplémentaire

Le 7 octobre dernier, Mme Royal  promettait «un rapprochement» entre les fiscalités de l’essence et du diesel au profit du conducteur-contribuable. C’est-à-dire « une baisse des taxes sur l’essence et une augmentation corrélative sur le diesel », afin de les « égaliser ». Les naïfs qui croyaient encore aux promesses gouvernementales d’une pause fiscale en ont été pour leur frais: en réalité les taxes sur l’essence sont restées les mêmes et celles sur le gazole augmenteront de 3,5 centimes au 1er janvier 2016.

Dans le même temps, les Français se feront détrousser de six milliards d’euros supplémentaires d’ici 2017 par le biais de la tristement célèbre « taxe carbone », rebaptisée pour paraître plus indolore « Contribution climat énergie » (CCE). Elle s’ajoute à la « Contribution au service public de l’électricité » (CSPE), prélevée directement sur nos factures d’électricité qui atteindra 1,1 milliard l’année prochaine. Le gouvernement la justifie par l’obligation de financer les surcoûts liés aux obligations d’achat de l’électricité d’origine renouvelable (biomasse, éolien, photovoltaïque…) produite par les particuliers…

Autant de sujets, pour ne rien dire de la hausse constante du chômage et des fermetures d’entreprises, sur lesquels il aurait été compréhensible d’entendre Pierre Gattaz, le patron du Medef.

Inénarrable ( ! ) Gattaz en défenseur du système

M. Gattaz a préféré s’attirer les félicitations officielles de Manuel Valls à la suite de l’entretien qu’il a commis dans Le parisien la semaine dernière, pour dénoncer le programme du FN…qu’à l’évidence il n’a pas lu.

Faut-il le rappeler, le Medef, englué dans sa doxa européiste, ultra libre échangiste, commune à la gauche réformiste comme à la «droite», ne représente pas les véritables entrepreneurs français.

Nos compatriotes à la tête des PME-PMI-TPE-TPI, qui sont les premiers employeurs sur le marché du travail, qui ne comptent pas leurs heures, qui engagent bien souvent leurs biens propres, sont fort éloignés de ce Medef constitué souvent de hauts-fonctionnaires, recrutés par cooptation, nommés par copinage par le pouvoir politique. Une caste arc boutée sur ses privilèges, ses parachutes dorés et qui n’a jamais risqué un centime dans les entreprises qu’elle dirige, dont une partie non négligeable est d’ailleurs issue du démembrement du service public.

Le FN, seul porte-parole de l’économie réelle

Alors oui, dans ces conditions, il est compréhensible que les bonimenteurs du gouvernement, comme les représentants de ce capitalisme institutionnel cynique, dévoyé, qui a émergé ces dernières décennies, combattent le Front National de Marine Le Pen. Les Français trancheront et ils auront d’ores et déjà l’occasion de leur faire dés dimanche prochain.