Site officiel de Thibault de La Tocnaye
Contactez-moi : contact@latocnaye.fr
paper work
communiqués 09 juin 2014 Mots-clés :, , ,
retraite

Les caisses de retraite complémentaires des cadres du secteur privé seront bientôt vides. L’AGIRC n’aura plus de réserves en 2018 et… 2018, c’est demain. ! Or cet organisme ne peut emprunter, ce qui est aussi la situation de la complémentaire des employés (ARRCO) qui a, toutefois, un peu plus de temps devant elle puisque ses caisses ne seront vides qu’en 2027, c’est-à-dire …après-demain…

Que faire alors ?… Augmenter les cotisations ? Diminuer les pensions ? Instaurer un « abattement temporaire progressif » entre 62 et 67 ans tel que préconisé par le MEDEF ? Toutes ces mesures d’urgence, insatisfaisantes et de toute façon insuffisantes sur le fond,  ne pourront de toute manière être discutées et décidées que dans le cadre d’un consensus entre salariés, cadres et responsables  d’entreprises compte tenu d’une situation exceptionnelle.

En réalité, cette impasse des retraites complémentaires est la conséquence de la grave déficience des Gouvernements successifs UMPS qui n’ont pas su prévoir, anticiper et palier : a) la chute de la démographie française et b) la montée ininterrompue du chômage.

Et seuls Marine Le Pen et le Front National réclament :

a) à la place d’une Immigration qui est censée « payer  nos retraites ! » mais qui, en réalité, coûte à la communauté nationale plus de 70 milliards d’euros par an, la relance de la natalité par des incitations fortes tant au niveau fiscal que social pour les familles françaises.

b) L’enrayement du chômage par au moins 3 dispositions-clés : l’application de la priorité nationale à l’emploi, un protectionnisme ciblé et stratégique et l’organisation d’urgence du financement à court et moyen terme des PME/PMI particulièrement dans le cadre d’une ré-industrialisation concertée de la France.

Thibaut de La Tocnaye
Ingénieur centralien
Membre du Bureau politique du FN
Délégué national à la Formation

CAC

On vient d’apprendre que les dividendes et rachats d’action versés aux actionnaires des entreprises du CAC 40 ont augmenté de 30 % en 2014 par rapport à 2013 atteignant ainsi les 56 milliards d’euros.

Cela pourrait être une bonne nouvelle… mais…

… Parallèlement, la désindustrialisation de la France et la disparition des sous-filières, une à une, continuent inexorablement de détruire notre tissu économique…

Alors on s’interroge !… Où sont donc passés ces 56 milliards et plus exactement à quoi servent-ils ?!…

La réponse est relativement simple et claire : d’une part l’investissement n’est absolument pas correctement dirigé en France vers les Entreprises et spécialement vers l’Industrie. Depuis plus de 20 ans les pouvoirs publics n’ont cessé de favoriser l’investissement de l’épargne presqu’exclusivement vers le financement du déficit de l’Etat et vers le Logement … D’autre part, on constate évidemment que faute de cibles d’investissement valables en France, une bonne partie de cette manne du CAC 40 se réinvestit à l’étranger…

La France manque donc cruellement de Fonds d’investissements suffisamment pourvus et réellement dédiés au développement des PMI et à la ré-industrialisation.

Alors pourquoi ne pas reprendre une mesure-phare du programme présidentiel de Marine Le Pen, à savoir la constitution concertée d’un Fonds d’Investissement Stratégique alimenté par 15 % des bénéfices des Entreprises du CAC 40 de façon à développer, relancer et parfois sauvegarder des métiers – principalement de sous-traitance – dans des secteurs justement vitaux pour les « ensembliers » que constituent l’essentiel des Groupes du CAC 40 !….

Illustration of a graph where the figures suddenly fall through the floor

Après l’annonce d’une prévision de baisse des investissements industriels en 2015, l’INSEE vient de publier un résultat inquiétant pour Octobre 2014 : la diminution de 0,8 % de la production industrielle en France. C’est énorme puisque, ramené à l’année, cela donnerait plus de 9% de baisse…

Quand on sait que l’Industrie a un effet d’entraînement en moyenne deux fois plus important que le reste des activités économiques, on comprend que cette récession industrielle est la pire de toute : c’est notre tissu économique dans son ensemble qui se détruit inexorablement.

Or, ce ne sont pas les projets d’innovation et de développement des entreprises qui font défaut mais bien les moyens qui manquent pour les mettre en œuvre : moyens humains et moyens financiers. Car malgré le chômage de masse, nous manquons de chercheurs, d’ingénieurs et de techniciens pour ré-industrialiser la France !

Il est donc urgent en particulier d’engager une véritable révolution au sein de la Formation professionnelle et l’Apprentissage pour construire enfin une offre de personnel en adéquation qualitative et quantitative avec la demande et les besoins du marché !

Parallèlement, l’Etat doit augmenter les incitations financières et fiscales auprès des Business Angels afin de multiplier au moins par deux leurs capacités de financement des PMI et ETI. De même, il convient de créer un Fonds d’investissement Stratégique en partenariat avec nos Champions industriels de façon à sauvegarder les sous-filières stratégiques par Branches.

stratège

L’INSEE vient d’annoncer que les prévisions des investissements des entreprises industrielles baisseront de 3 % en 2015… C’est plus qu’une mauvaise nouvelle puisque cela veut dire que notre industrie continue de régresser au lieu de se renforcer et se rénover. Et ce, d‘autant que l’Etude montre que seuls 26 % de ces investissements seront dédiés à l’augmentation des capacités de production et à la conception-fabrication de nouveaux produits ! En clair, il s’agit essentiellement du remplacement pur et simple de l’outil de production existant.

Les causes de ce marasme sont tout d’abord externes. Il s’agit bien évidemment de la folle politique de Bruxelles avec sa monnaie unique imposant un Euro, en l’occurrence, trop élevé pour la France et avec un libre-échangisme suicidaire interdisant le moindre protectionnisme ciblé et stratégique. Les causes sont aussi internes à notre système politico-économique et donc issues directement de l’incompétence des Gouvernements « UMPS » depuis plus de trente ans. Il faut dénoncer le poids – le plus élevé d’Europe – des charges sociales et fiscales qui pèsent sur nos entreprises, une sous-capitalisation de nos entreprises spécialement industrielles tout-à-fait caractéristique de la France et l’absence ahurissante de toute stratégie industrielle de notre pays. Il est donc urgent, compte tenu de la faiblesse et, malheureusement jusqu’ici, de la non-représentativité effective des organisations professionnelles du monde du travail – encore une spécificité française – de réhabiliter un véritable Etat-stratège capable d’imaginer tous les dispositifs pour réorienter la finance (Banques, Caisse des Dépôts, BPI,…) vers l’authentique création de valeur à savoir l’investissement d’une part plus déterminante de l’épargne dans le capital ou le haut de bilan de nos entreprises industrielles et innovantes.

 

tocnaye refondation

En matière de représentativité syndicale et professionnelle, le Projet présidentiel de Marine Le Pen est le seul à éviter deux écueils, apanages respectifs des Projets de Nicolas Sarkozy et François Hollande.

D’une part le Président sortant affiche un mépris très « ultra-libéral » pour LES syndicats en général, d’autre part le candidat socialiste défend mordicus le monopole syndical exercé, de fait, par trois ou quatre centrales syndicales créant ainsi les conditions d’un véritable « apartheid syndical », unique en Europe.

Conséquence de cette situation, la France offre le triste spectacle d’être le pays d’Europe au taux de syndicalisation le plus faible… ! Et ceci est extrêmement grave car cette sous-représentativité professionnelle est justement une des causes fondamentales de l’abandon du monde du travail face à toutes les menaces qui pèsent sur lui : délocalisations et dumping social, capitalisme financier et désindustrialisation , étatisme administratif et fiscalisme…

Le Projet de Marine Le Pen vise donc à réformer d’urgence la représentativité professionnelle en libérant le monde du travail et en permettant l’émergence de nouveaux syndicats et le développement des centrales actuelles pénalisées par le « 7e critère » de représentativité de la loi de Juin 2008. En particulier les seuils de 8 et 10 % (selon les cas), exigés pour avoir des élus aux élections professionnelles, seront revus nettement à la baisse.

Il est temps qu’un véritable dialogue social, fondé sur une représentation forte et juste des salariés, cadres et dirigeants de notre pays, s’instaure de façon à peser de façon déterminante dans la réindustrialisation de la France.

tocnaye chantier

Face aux mesures insuffisantes et inopérantes annoncées par l’UMP et le PS, le Programme de Marine Le Pen, présente en matière de Réindustrialisation, une triple originalité et donc un triple financement :

– En instituant des Ecluses douanières limitées, ciblées et stratégiques pour défendre les sous-filières françaises identifiées (Gain calculé par an : 3,2 milliards d’€).

– En recouvrant la création monétaire au niveau de la Banque de France (au détriment de la BCE à Francfort), qui permettra d’affecter directement 10 milliards d’€ par an à un Fonds d’investissement stratégique dédié aux secteurs-clés de la Réindustrialisation.

– En créant un Fonds de capital-développement, réservé aux PMI (amorçage-création, développement, transmission) et financé à hauteur de 12 milliards d’€ par an, (par affectation de 15% du résultat net des 50 grandes entreprises à plus forte capitalisation boursière), qui visera à pallier les déficiences du capitalisme financier et à renforcer le tissu des PMI françaises.

Il est à noter qu’aucun de ces moyens de financement n’affecte le Budget de l’Etat !16