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Face à l’obésité mondialiste, pour un nationalisme de la fourchette !

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Posté par: Catégorie : Editos 21 mai 2014 Commentaires: 0

C’est un paradoxe, alors qu’un milliard de personnes ne mangent pas chaque jour à leur faim, l’obésité ne cesse de gagner du terrain à travers le monde, y compris désormais dans les pays pauvres ou «émergents». Plus de deux milliards d’humains, près d’un sur trois, souffrent d’obésité ou de surpoids. Un fléau sanitaire majeur aux Etats-Unis (un adulte américain sur trois est aujourd’hui obèse) et qui n’a pas été jugulé, bien au contraire, ces dernières années. Il frappe aussi particulièrement l’Australie, le Royaume-Uni (un adulte sur quatre), l’Allemagne, la Russie, tous les Etats du Golfe, mais également des géants comme la Chine et l’Inde, des Etats en forte progression démographique comme le Mexique, l’Egypte, le Pakistan, l’Indonésie…Selon la revue scientifique The Lancet, l’obésité a progressé en moyenne dans le monde depuis 1980 de 28 % chez les adultes et de 47 % chez les enfants et adolescents.

Lors du congrès européen sur l’obésité qui s’est déroulé à Prague ce mois de mai, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a alerté sur le fait que d’ici quinze ans, les pays européens devraient connaitre une explosion de ce phénomène, dans des proportions spectaculaires. A titre d’exemple, les projections établies font état à l’horizon 2030 de 89 % des femmes Belges et Bulgares en surpoids.

La France jusqu’ici presqu’épargnée…

En 2012, 15% des Français étaient considérés comme obèses, environ 6,9 millions d’adultes, chiffre qui a plus que doublé par rapport à 1997. La France fut longtemps épargnée par ce fléau du fait de sa spécificité culturelle, à savoir des produits de qualité, un savoir faire dans l’élaboration de plats équilibrés, une nourriture diversifiée, l’importance du temps accordé aux repas pris à heure fixe. Notre pays a été depuis rattrapé par la mondialisation des (mauvais) comportements et la récession économique.

Une maladie qui frappe surtout les plus modestes, puisque les produits écoulés et élaborés par l’industrie alimentaire sont, avec l’apport excessif de calories et l’inactivité physique, les premiers responsables de l’augmentation de l’obésité. Or, ce sont en effet les catégories les plus touchées par la crise qui fréquentent majoritairement les enseignes discount et low cost, lesquelles écoulent principalement des denrées et des plats souvent enrichis en graisse saturée, eau gélifiée, édulcorants, émulsifiants…

Le mondialisme et la concentration du capital et de la distribution à l’œuvre

Le Front National, vox clamentis in deserto, pointe depuis des décennies la responsabilité de certains lobbies, des multinationales de l’agro-alimentaire, de la grande distribution, avec l’aval d’une Europe de Bruxelles qui s’alarme aujourd’hui des conséquences de la «mal bouffe», dans la dégradation constante des produits que nous consommons. Sans même parler de l’explosion des prix pour le consommateur qui impacte l’équilibre alimentaire, la possibilité d’acheter des produits diversifiés. Bref, si vous êtes pauvre vous mangerez de la nourriture de pauvre, c’est-à-dire globalement déséquilibrée, mauvaise nutrition qui a une incidence directe sur le développement des maladies cardio-vasculaires, de l’ostéoporose, de caries dentaires, du diabète, et de certaines formes de cancer.

Il va sans dire que cette question est tout sauf anecdotique. C’est pourquoi je défendais déjà en 2001, dans le cadre de l’élaboration du programme du Front National, un « nationalisme de la fourchette » (!), la préservation de nos produits et traditions culinaires, non seulement au nom de considérations culturelles et économiques, mais aussi pour des raisons médicales. Posez la question, c’est y répondre: un Français a-t-il vocation à suivre les habitudes d’un adulte Mexicain qui consomme 163 litres de sodas par an ? Boire un verre de vin à chaque repas est évidemment beaucoup plus sain !

Un enjeu alimentaire et médical mais aussi économique et esthétique …

Cette habitude du «bien manger», ce patrimoine culturel là, doit être transmis aux jeunes générations et il l’est d’ailleurs très largement au sein des familles, c’est pourquoi –mais pour combien de temps encore ?- l’obésité frappe la France dans des proportions moindres que d’autres nations. Pour autant, la responsabilité d’un gouvernement qui se voudrait authentiquement patriote serait également de prendre dans ce domaine des mesures fortes, autres que cosmétiques. Ainsi, il s’agirait aussi, pour des raisons de santé publique mais aussi pour défendre l’esthétique de nos centres-villes, de lutter contre la prolifération des enseignes de «fast food» débitant de la junk food, d’inspiration américaines mais aussi turco-maghrébines, dont l’expansion a suivi assez logiquement l’explosion de l’immigration. Une autre conséquence du mondialisme…

Thibaut de La Tocnaye
Ingénieur centralien
Membre du Bureau politique du FN
Délégué national à la Formation

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