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Enseignement de l’Histoire / Réforme du collège : Islam obligatoire… nos racines chrétiennes à la trappe.

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Posté par: Catégorie : Editos 28 avr 2014 Commentaires: 0 Mots-clés :, , ,

Il y a cinq ans, sous le quinquennat Sarkozy, l’historien Dimitri Casali avait alerté l’opinion de la disparition, sur instruction officielle, dans les programmes des classes de sixième et de cinquième, des dates et des périodes capitales de l’histoire de France. Il s’était pareillement ému du passage à la trappe des figures de Clovis, Charles Martel, Hugues Capet, Saint Louis, François Ier, Louis XIII. Quant à «François Ier, Henri IV, Louis XIV et Napoléon», notait-il, «ils sont réduits à leur plus simple expression au profit de l’ouverture aux autres civilisations de notre monde, comme les empires africains du Songhaï et du Monomotapa»…Succédant à Luc Chatel, Najat Vallaud-Belkacem a voulu elle aussi imprimer sa marque «progressiste» à la tête de l’Education nationale.

Nombreux ont été ceux à dénoncer la marginalisation-suppression de l’enseignement du latin, du grec, de l’allemand dans nos établissements, au nom d’une idéologue égalitariste et de nivellement par le bas qui ne dit pas son nom. Pareillement, il y a lieu de s’inquiéter de ce que nous prépare le Conseil supérieur des programmes (CSP). Celui-ci a rendu son rapport à Mme Belkacem début avril, traitant des nouvelles orientations à donner à l’enseignement de l’histoire, dans le cadre de la « Réforme du collège». Un avis définitif sera rendu mi-septembre.

Auto-flagellation

Nous y voyons d’ores et déjà à l’œuvre un mauvais parti pris de mutilation de notre mémoire, de notre identité, un exercice de culpabilisation, de masochisme particulièrement malsain.

Ainsi est-il prévu trois grands thèmes par an pour les années de collège, déclinés en sous-thèmes, dont certains «seront obligatoirement étudiés» tandis que «les autres seront traités au choix de l’enseignant ». Le contraire eut été étonnant, les «traites négrières», les «conquêtes coloniales», analysées bien sûr sous l’angle de l’auto-flagellation, sont au nombre des sous-thèmes obligés.

L’occultation systématique des racines chrétiennes de la France

A contrario sous l’intitulé «Société, Église et pouvoir politique dans l’Occident chrétien – XIe – XVe siècles », seules «la construction du Royaume de France et l’affirmation du pouvoir royal» seront obligatoirement étudiées. Pour le reste, le christianisme médiéval ne sera abordé que sous l’angle étroit de son «emprise sur les mentalités rurales ». Des élèves pourront donc quitter le collège sans avoir appris comment et en quoi la religion de la fille aînée de l’Eglise a contribué au génie, au rayonnement culturel, artistique, intellectuel spirituel de notre pays et a façonné les esprits français.

Comment expliquer ce négationnisme, par omission, mais délibéré ? Il s’inscrit à l’évidence dans la même optique que le refus d’évoquer les racines chrétiennes de l’Europe dans le projet de Constitution européenne de 2004. Plus largement, il convient de noter que cette mise au rebut touche aussi l’étude des Lumières, alors même que l’enseignement de l’islam garde son caractère obligatoire.

L’enseignement de l’Islam obligatoire

S’agirait-il alors de ne pas heurter la «sensibilité» de certaines catégories d’élèves, notamment dans les collèges des « quartiers pluriels », qui ne tolèrent pas l’enseignement de l’esprit critique ou l’exposé des dogmes d’une autre religion qui heurtent leurs certitudes? C’est en tout cas une explication possible, qui prouve que nos pédagogues gauchisants n’ont toujours pas compris (ne veulent pas comprendre ?) que c’est en faisant aimer la France, en célébrant ses racines, que l’on rend possible le processus d’assimilation, et non pas en battant notre coulpe.

Or il y a urgence. Selon une enquête de l’INED parue il y a cinq ans (Rapport «Trajectoires et origines», 2010), bien que de nationalité française, 37 % des jeunes d’origine étrangère affirmaient « ne pas se sentir Français ». Un défi d’importance à relever dans les décisives années à venir. Il y a vingt-cinq siècles Aristote affirmait: «Les hommes cultivés sont supérieurs aux incultes, comme les vivants le sont aux morts. Le destin de l’Empire dépend de l’éducation de sa
Jeunesse». Le destin de la France aussi, en large partie.

Thibaut de La Tocnaye
Ingénieur Centralien, 3e Cycle HEC
Dirigeant-Fondateur d’Entreprises industrielles
Membre du Bureau politique du FN
Délégué national à la Formation des Elus
Vice-Président de Chrétienté Solidarité

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