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Communiqué

La publication de la note de conjoncture Trendeo – METI pour le 1er trimestre 2016 traduit l’absence de croissance de nos Entreprises à Taille Intermédiaire (250 à 5000 salariés) d’une part et du secteur de notre industrie manufacturière d’autre part : stagnation pour les ETI avec un solde net de 450 (!…) créations d’emplois par rapport au 1er trimestre 2015 et carrément « passage dans le rouge » pour l’Industrie avec près de 700 destructions d’emplois en plus par rapport à la même période sur 2015.

Ce constat est tout-à-fait symptomatique de la faiblesse endémique de notre économie et lourd de conséquence sur sa capacité de rebond. En effet les ETI sont structurellement les plus aptes à générer de la croissance et particulièrement à relancer nos exportations tandis que l’industrie est le secteur qui crée intrinsèquement le plus de valeur et qui est également le principal moteur de nos exportations !

Or, depuis 40 ans, ETI et industrie n’ont jamais cessé d’être au mieux abandonnées, au pire asphyxiées et entravées par les Gouvernements successifs de gauche comme de droite.

La solution ? Diminuer le poids de la fiscalité et des charges écrasantes en direction des ETI. Exiger des banques une politique de crédit et de drainage de fonds propres favorable aux ETI. S’opposer à l’Europe de Bruxelles, destructrice des emplois nationaux. Définir et imposer, par filières, la stratégie de l’Etat tant en matière d’exportation que de ré-industrialisation en partenariat avec les branches professionnelles.

Thibaut de La Tocnaye, Dirigeant-Fondateur d’entreprises industrielles, Membre du Bureau Politique du FN, Délégué National à la Formation

RC

Thibaut de La Tocnaye, assisté de Françoise Monestier, recevait François-Bernard Huyghe, chercheur, écrivain, Annie Notto, guide, interprète en japonais, Alain André, producteur de films et Prudence Tan, journaliste. Thèmes : “Combattre la désinformation ; La situation du tourisme à Paris ; Comment exporter l’excellence française ?”.

colloque

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3 questions à Thibaut de la Tocnaye, expert économique :
– Quel bilan en 2015 pour notre industrie en France ?
– Pourquoi l’Etat-Stratège en matière de réindustrialisation ?
– Quel rôle pour les branches professionnelles ?

industrie

Une étude du Cabinet d’analyses Trendeo, relayée par l’Observatoire de l’Emploi et des Investissements, vient de révéler que si le solde global des créations et des destructions d’emplois en 2015 est devenu légèrement positif – mais largement insuffisant pour couvrir l’augmentation naturelle de la population active – celui-ci reste négatif en revanche pour l’Industrie. Ainsi les créations d’emplois ont reculé de 5% dans le secteur manufacturier en 2015.

La lente descente aux enfers de notre industrie se poursuit donc, sachant que le poids de celle-ci a été plus que divisé par 2 depuis 35 ans tant au niveau du PIB que de l’Emploi.

Dans le même temps, le Président de l’Association Française des Pôles de Compétitivité vient de déclarer dans La Tribune que : “Les Pôles de compétitivité et les Régions doivent dessiner l’Industrie du futur ” tout en reconnaissant que “les projets portés par les Pôles de Compétitivité ont du mal à s’insérer dans les programmes européens”…  Quel aveu !

Alors nous disons simplement que les deux premières conditions au redressement de notre Industrie sont d’une part la réhabilitation d’un Etat-stratège, seul capable d’élaborer et de promouvoir une vision claire de notre Ré-industrialisation (et certainement pas l’Europe de Bruxelles !), et d’autre part la réorganisation, la modernisation et le renforcement des Branches professionnelles, seules capables d’apporter à l’Etat-stratège les paramètres académiques, scientifiques, technologiques, industrielles et économiques nécessaires à sa décision. Les Régions, quant à elles, au plus près des Bassins d’emplois et des Pôles de compétitivité, n’étant que les relais ou les “bras armés” de l’Etat-stratège.

Thibaut de La Tocnaye, membre du Bureau Politique du Front National, dirigeant-fondateur d’entreprises industrielles

aigle américain

Le redressement du groupe PSA est une excellente nouvelle. Au bord de la faillite il y a cinq ans (déficit de cinq milliards d’euros en 2012), Peugeot avait procédé au gel des salaires et supprimé 17000 emplois. Le crash avait été évité grâce à l’intervention de l’Etat et à l’entrée dans le capital du constructeur français, en mars 2014, du groupe chinois Dongfeng, après le départ fin 2013 de l’américain General Motors.

Les bons résultats engrangés en 2015 (1,2 milliard d’euros de bénéfice, une marge opérationnelle de 5% sur la division automobile), ont conduit la direction à verser à ses salariés qui avaient accepté des sacrifices une prime d’intéressement de 2000 euros en moyenne.

PSA de nouveau bénéficiaire

Il convient là aussi de s’en féliciter, tout en rappelant que ces derniers n’ont pas été épargnés par les plans de délocalisations. En juin dernier, un accord a été signé pour l’installation d’une nouvelle usine à Kenitra (Maroc). Celle-ci pourrait à terme fournir le marché européen…en concurrence directe cette fois avec les productions françaises.
Le retour de Peugeot, comme de Renault, sur le marché iranien avec la levée de l’embargo (1,6 million d’immatriculations par an en 2011, pratiquement, autant qu’en France, un million ces dernières années, à terme deux millions selon les prévisions), offre aussi des perspectives stimulantes.

Pressions, ultimatums américains…

Présent en Iran depuis 1978, deuxième marché du groupe après la France il y a cinq ans, la marque au Lion jouit d’une excellente image au pays des Mollahs. Celle-ci avait été cependant éclaboussée par le départ brutal et en catastrophe de PSA en 2012. Le partenaire iranien de Peugeot, Iran Khodro, avait certes continué à produire (sans l’accord du constructeur français) des vieux modèles faute de licence, mais la réimplantation de PSA en Iran a eu comme contrepartie le versement d’indemnités à Téhéran (d’un montant non révélé).

Ce repli de PSA d’Iran en mars 2012 fut le fruit d’une habile stratégie américaine. Il fut la conséquence de l’alliance conclue en février de la même année entre Peugeot et General Motors. Le groupe américain avait conditionné son entrée à hauteur de 7% dans le capital du groupe, alors pris à la gorge, à l’ultimatum suivant, non négociable : le départ sans préavis, immédiat de Peugeot d’Iran ! En réalité, les USA n’ont jamais accepté d’avoir été supplantés par les Français après la Révolution islamique. A cette époque, le partenariat Peugeot/Iran Khodro couvrait alors 30 % du marché automobile iranien ! !

… et manipulations !

Cela s’est traduit pour PSA par la perte de centaines de millions d’euros, de plus de 450 000 véhicules et des milliers d’emplois volatilisés. De même, Renault sera contraint de plier bagage un an plus tard, informé qu’il subira des sanctions sur sa filiale Nissan aux Etats-Unis s’il fait de la résistance…

Or, nous l’avons vu, GM n’a fait qu’un passage éclair dans le capital de PSA, et a revendu très vite ses parts (avec une moins-value) au chinois Dongfeng. Ce qui rend extrêmement crédible l’hypothèse dans cette affaire d’une manipulation américaine. En effet, le retrait de General Motors de Peugeot, a correspondu, quelle coïncidence !…. avec l’annonce par Barack Obama de la levée des sanctions frappant l’Iran, y compris pour le secteur automobile, pour une durée alors d’au moins six mois. Chacun l’aura compris, dans ces conditions, GM n’avait plus besoin de jouer le cheval de Troie au sein de PSA pour pénétrer le marché iranien qui leur était interdit ; ne serait-ce que pour y faire entrer, via l’Azerbaïdjan, des Chevrolet, marque de GM.

Les Etats-Unis ont beaucoup plus besoin du marché européen que l’inverse !

Un embargo, dont la fin a été annoncée officiellement en janvier dernier à Vienne, mettant un terme à dix années de gel économique, et dont la France a su bénéficier notamment avec l’annonce par Téhéran de la spectaculaire commande de 114 avions Airbus. Mais cette « affaire Peugeot » n’est pas inutile à rappeler car elle est emblématique de la féroce guerre commerciale menée par les Etats-Unis contre la France.

Une réalité à ne pas perdre de vue, à l’heure des négociations, très opaques, qui ont repris le 22 février à Bruxelles entre l’UE et les Etats-Unis, dans le cadre du très inquiétant « TIPP », à savoir le futur Marché Transatlantique.

RC

Thibaut de la Tocnaye, assisté de Françoise Monestier, recevait Didier Carette, homme de théâtre, Karine Champy, conseiller régional de Bourgogne-Franche-Comté, Philippe Christèle, consultant international et Marguerite Natter, historienne de l’art. Les thèmes abordés ont porté sur  l’actualité culturelle ; l’actualité du monde de l’entreprise et le projet de réforme du droit du travail

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3 questions à Thibaut de la Tocnaye, expert économique :
– Notre industrie de défense occupe une place de choix dans le monde …
– … cependant notre armée, vous l’avez évoqué, est sous-équipée.
– Quels objectifs et quelles retombées économiques pour notre industrie de défense ?

tibo

Communiqué de Thibaut de La Tocnaye

Avec environ 16 milliards d’euros de commandes en 2015, les exportations de notre industrie d’armement ont atteint des records, permettant à la France de se placer juste derrière les Etats-Unis. Un succès qui matérialise l’excellence de notre savoir-faire technologique, dans un domaine qui représente 160 000 emplois, pratiquement non délocalisables.

De plus la Recherche et Développement effectuée dans le cadre de notre industrie de défense, génère aussi des avancées et des retombées extrêmement importantes dans le domaine civil. Nous l’avons notamment constaté ces dernières années dans le domaine des télécoms, de la thermographie, de l’imagerie médicale, de la maintenance, de la cyber-sécurité, de l’aéronautique civile …

Or, au moment même où notre pays est confronté à une menace terroriste multiforme, à la fois intérieure et extérieure, le budget de notre défense n’a jamais été aussi bas ! La paupérisation de notre outil militaire vient d’être pointée du doigt par la toute récente mission conjointe de l’inspection générale des finances et du contrôleur général des armées. Elle fait état d’une perte de 1 milliard d’euros sur la rallonge budgétaire de 3,8 milliards décidée l’été dernier, déjà insuffisante.

Le FN entend, lui, redonner les moyens nécessaires à nos forces armées. Aussi, est-il vital non seulement de porter le budget de nos armées à 3% du PIB, afin que celles-ci soient équipées à la hauteur des missions qu’elles doivent relever, mais aussi de renforcer notre industrie de défense. Un jalon indispensable, à la nécessaire la ré-industrialisation de la France que Marine Le Pen et le FN appellent de leurs vœux.

Thibaut de La Tocnaye,

Ingénieur centralien,

dirigeant-fondateur d’entreprises industrielles,

Membre du Bureau Politique du FN

rafale

 

François Hollande était en Inde fin janvier pour tenter de finaliser et de mettre sur pied une série d’accords commerciaux avec ce pays en passe de devenir  le plus peuplé de la planète et qui affiche actuellement  une  croissance de 7,5 %, le meilleur taux de tous les pays dits émergents. Le chef de l’Etat était accompagné par les patrons des groupes  Dassault Aviations, Thales, MBDA,  Safran,  tous directement intéressés par la vente des 36 avions de combat Rafale que New Dehli souhaiterait acquérir. Un contrat oscillant entre 6 et 10 milliards d’euros, âprement négocié et discuté par le gouvernement indien.

 Des contrats juteux à l’extérieur

 S’il est un domaine d’excellence dans lequel brille le savoir-faire technologique de la France, c’est bien celui de l’armement, qui représente 160 000 emplois, lesquels ont l’insigne avantage d’être peu ou carrément pas délocalisables.

 Le gouvernement comme les médias ont d’ailleurs souligné que 2015 a été une année-record pour les exportations françaises dans ce domaine. Avec 16 milliards d’euros de commandes, la France se retrouve sur les premières marches du podium, derrière les Etats-Unis mais en seconde ou troisième position, dans un mouchoir de poche, avec la Russie.

 Un panel d’armements performant et diversifié

 D’ores et déjà, les mois et les années à venir pourraient être fastes si les négociations en cours se concrétisent. A savoir si les Indiens, comme les Emirats Arabes Unis, achètent effectivement  nos Rafale, les Coréens et les Polonais nos hélicoptères, les Australiens nos sous-marins, les Canadiens, les Chiliens, les Colombiens, les Qataris, les Saoudiens, et les Etats scandinaves nos frégates et autres patrouilleurs légers.

 Dans le même temps, le budget de notre Défense n’a jamais été aussi bas ! Les militaires français ne s’entraînent pratiquement plus à cause des multiples missions à l’extérieur (OPEX) et donc à cause de la non-disponibilité du matériel mais surtout de son obsolescence et plus encore de son insuffisance numéraire chronique.

 Notre propre armée totalement délaissée

 Une mission conjointe de l’inspection générale des finances et du contrôleur général des armées vient d’identifier une perte de 1 milliard d’euros sur la rallonge budgétaire de 3,8 milliards de l’été dernier.

On assiste ainsi à un paradoxe effrayant : avoir la capacité technique et financière de faire fonctionner notre armée mais utiliser nos ressources budgétaires pour d’autres missions de l’Etat, forcément secondaires, par rapport aux menaces extérieures et intérieures auxquelles est confrontée la France aujourd’hui !

 Une interpellation qui demanderait une réponse claire et urgente du pouvoir en place.

 Le FN, seul rempart face à l’invasion et l’oppression totalitaires

 Mais c’est sans doute cela, la vraie décadence d’une civilisation : avoir les barbares à nos portes, avoir les moyens de les arrêter, continuer d’armer le monde entier … mais ne pas souhaiter nous défendre nous-mêmes !

 Il est vrai qu’après la menace officielle de l’Etat Islamique à l’encontre du FN, les Français savent désormais que la seule résistance face à l’islam politique et conquérant c’est justement le Front National et Marine Le Pen.