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Valls

Manuel Valls vient de présenter son Plan « Emploi/PME ».  Essentiellement des modifications du Code du Travail (gel de seuils sociaux, plafonnement des indemnités prud’homales, possibilité de renouveler deux fois les CDD,…) et des Aides d’un an de durée de vie (embauche du premier salarié, sur-amortissement de 140 % de l’Investissement). Avant tout insignifiant car dans le même temps, l’AFIC (Association Française des Investisseurs pour la Croissance) vient de pointer du doigt la faiblesse des montants investis en 2014 dans le Capital-Innovation (en recul de 2,5 % par rapport à 2013) et la COFACE explique que le Capital-Risque français consacre seulement 1,9 % de ses financements aux start-ups (« jeunes pousses ») à comparer aux 12,4 %  du Capital-Risque allemand et aux 7,9 % de la moyenne européenne.

Or, l’Epargne est abondante en France ! Le problème, c’est que la fiscalité française favorise de manière éhontée la « rente » et non justement le « risque ».

C’est pourquoi le Programme de Marine Le Pen et du Front National proposent de façon constante un ensemble de mesures fortes pour pallier le manque endémique de fonds propres des PME françaises telles que :
– l’augmentation significative des incitations fiscales à destination des Business-Angels
- des Avantages fiscaux supplémentaires en direction des Particuliers investissant dans les Jeunes Pousses et les PME innovantes
– la création d’un Fonds d’Investissement Stratégique doté de 12 Milliards par an (alimenté par les Grands Groupes « ensembliers »  à hauteur de 15 % maximum de leur Résultat net et par l’Epargne privée).

 

Thibaut de La Tocnaye,  Dirigeant-Fondateur d‘entreprises industrielles, Membre du Bureau Politique du FN, Délégué National à la Formation.

 

Editos 09 juin 2014 Mots-clés :, , , , ,
Emir Qatar

Dans l’entretien-Vidéo que j’ai posté sur ce blog en fin de semaine dernière, j’ai apporté mon soutien à Florian Philippot, qui, pour avoir dénoncé le soutien du Qatar à « l’islamisme qui tue » est aujourd’hui attaqué en justice. Un processus judiciaire auquel se sont prêtés deux avocats engagés par l’émirat, à savoir Maîtres Francis Szpiner, et Jean-Pierre Mignard. Fort avec les faibles, mais faible avec les forts, il n’est hélas pas très étonnant que le PS ait choisi dans cette affaire de prendre le parti du Qatar !

C’est le Maire de Paris, Anne Hidalgo, qui a sonné la charge. Interrogée le 4 juin sur l’antenne de RTL au sujet de cette plainte du Qatar, Mme Hidalgo a déclaré : « Je pense que s’ils (les Qataris, NDLR) se sentent insultés, ils ont raison d’avoir recours au droit ». Et l’élue socialiste de nous sortir le pitoyable argument footballistique…et celui de la défense des minorités ( !) : «Ce que je peux dire sur Paris et la relation que l’on a avec le PSG, le patron du PSG (Nasser Al-Khedaïfi, NDLR) c’est une relation d’abord extrêmement positive, très forte. Je les remercie d’avoir mis le club de Paris au niveau auquel il est ». L’émirat « (soutient) des choses qui m’importaient beaucoup, je pense au foot féminin », à « la lutte contre l’homophobie, le racisme dans les stades », « nous travaillons main dans la main ». « Je suis heureuse de cette collaboration avec eux »…

En fait de « collaboration », les propos de cette socialiste sont en effet un modèle du genre !

Bien évidemment, ce qu’affirme le vice-président du FN relève du secret de polichinelle. Et on ne compte plus les rapports divulgués, les livres des spécialistes, les enquêtes, les articles pointant une politique qatarie que Mme Hidalgo ne veut pas voir, allant même jusqu’à vanter sur RTL le progressisme de cet émirat ! On se pince !

Le témoignage des professionnels du Renseignement

Cela fait des années que Marine le Pen, les dirigeants du FN, mettent en garde nos compatriotes sur les liaisons dangereuses que notre classe politicienne entretient avec cet Emirat. Yves Bonnet, ex directeur de la Direction de la Surveillance du Territoire (DST) au début du premier mandat présidentiel de François Mitterrand, ancien préfet et ancien député UDF, invité de l’émission C dans l’air sur France Cinq le 8 octobre 2012, confirmait les avertissements du FN.

Il affirmait qu’il y a « une propagande salafiste des pays étrangers, le Qatar et l’Arabie saoudite (…). Quand je vois le Qatar se préoccuper de la situation dans nos banlieues : de quoi se mêle-t-il ? (…). Je trouve intolérable qu’un certain nombre de pays étrangers viennent s’occuper de la situation de nos banlieues, c’est à nous de le faire. Quelle est la tolérance de ces pays (le Qatar et l’Arabie saoudite) ? Ce sont des pays qui sont la négation même de l’expression démocratique et ce sont ces pays qui viennent s’occuper de nos affaires ! Tout le monde sait aujourd’hui que les propagandes salafistes, et pas seulement en France, mais aussi dans les pays de l’Afrique subsaharienne, sont payées par l’Arabie saoudite et le Qatar. Je pense qu’il faut que nous posions le problème de façon assez claire avec ces pays qui se prétendent nos alliés et nos amis. »

Des Rapports explicites du Département d’Etat américain

Aux Etats-Unis même, le zèle prosélyte de l’allié qatari commence à inquiéter. En Septembre 2014, le journal britannique Daily Telegraph rapportait que « différents rapports sur le terrorisme du Département d’Etat américain montrent que des Qataris financent, avec l’aval de l’Emirat, le mouvement djihadiste en Irak et en Syrie ». « Selon le Trésor américain, Tariq Al-Harzi, l’émir pour la région frontalière entre la Syrie et la Turquie, chargé par l’Etat Islamique (EI) d’accueillir les nouveaux combattants étrangers et de les équiper d’armes légères avant de les envoyer en Syrie, a permis à l’EI de recevoir 2 millions de dollars d’un intermédiaire financier de l’EI basé au Qatar. A condition que cet argent soit affecté uniquement à des opérations militaires. L’intermédiaire financier basé au Qatar avait également recruté Al-Harzi pour lever des fonds au Qatar. Doha rétorquera qu’il s’agit d’individus privés et non du gouvernement. Mais tout Etat, et encore plus une autocratie du Golfe, a les moyens d’empêcher ce genre de chose, à condition de le vouloir ».

En définitive, la question capitale est de savoir pourquoi, hier Sarkozy, et aujourd’hui Hollande acceptent sans broncher – et qui plus est – encouragent la politique menée par le Qatar tant au Proche-Orient que dans nos banlieues ?!…

Thibaut de La Tocnaye

Membre du Bureau politique du FN

Vice-président de Chrétienté Solidarité

Conseiller régional PACA

communiqués 09 juin 2014 Mots-clés :, , ,
retraite

Les caisses de retraite complémentaires des cadres du secteur privé seront bientôt vides. L’AGIRC n’aura plus de réserves en 2018 et… 2018, c’est demain. ! Or cet organisme ne peut emprunter, ce qui est aussi la situation de la complémentaire des employés (ARRCO) qui a, toutefois, un peu plus de temps devant elle puisque ses caisses ne seront vides qu’en 2027, c’est-à-dire …après-demain…

Que faire alors ?… Augmenter les cotisations ? Diminuer les pensions ? Instaurer un « abattement temporaire progressif » entre 62 et 67 ans tel que préconisé par le MEDEF ? Toutes ces mesures d’urgence, insatisfaisantes et de toute façon insuffisantes sur le fond,  ne pourront de toute manière être discutées et décidées que dans le cadre d’un consensus entre salariés, cadres et responsables  d’entreprises compte tenu d’une situation exceptionnelle.

En réalité, cette impasse des retraites complémentaires est la conséquence de la grave déficience des Gouvernements successifs UMPS qui n’ont pas su prévoir, anticiper et palier : a) la chute de la démographie française et b) la montée ininterrompue du chômage.

Et seuls Marine Le Pen et le Front National réclament :

a) à la place d’une Immigration qui est censée « payer  nos retraites ! » mais qui, en réalité, coûte à la communauté nationale plus de 70 milliards d’euros par an, la relance de la natalité par des incitations fortes tant au niveau fiscal que social pour les familles françaises.

b) L’enrayement du chômage par au moins 3 dispositions-clés : l’application de la priorité nationale à l’emploi, un protectionnisme ciblé et stratégique et l’organisation d’urgence du financement à court et moyen terme des PME/PMI particulièrement dans le cadre d’une ré-industrialisation concertée de la France.

Thibaut de La Tocnaye
Ingénieur centralien
Membre du Bureau politique du FN
Délégué national à la Formation

Editos 02 juin 2014 Mots-clés :, , , ,
turquie 2

La Turquie souhaite intégrer l’Union européenne à l’horizon 2023, date symbolique marquant le centenaire de la création de la république kémaliste. Elle est déjà membre du Conseil de l’Europe, de l’OCDE, de la plupart des institutions européistes. Son gouvernement le répète sur tous les tons,  sa longue attente dans l’antichambre de l’UE est «impardonnable» et « humiliante ». Il rappelle que les premiers pourparlers en vue de son entrée dans « l’Europe » date de 1963, à l’initiative notamment du Général De Gaulle. Une candidature entamée officiellement depuis 2005 mais qui prend du temps. Sur les 35 chapitres des négociations, quatorze ont été ouverts mais un seul a jusqu’ici pu être bouclé, adhésion qui achoppe sur la question du « respect des droits de l’homme », des « libertés », l’occupation de Chypre. Mais comment interpréter le silence des gouvernements européens après les récentes révélations sur un autre aspect « problématique » de la politique suivie par Ankara ?

L’information a été peu relayée sous nos latitudes mais a fait les gros titres dans beaucoup de pays du Proche-Orient. Cumhuriyet, un quotidien turc d’opposition au régime du parti AKP, a publié en fin de semaine dernière dans son édition papier et sur son site Internet, des photos et une vidéo qui ont causé la fureur du gouvernement islamiste. Elles mettent à mal les dénégations du Premier ministre Erdogan et de son entourage, accusés de longue date de fournir une aide logistique aux miliciens djihadistes de l’Etat islamique (EI). A une semaine des élections législatives, Cumhuriyet a diffusé des images d’obus cachés sous des caisses de médicaments dans des camions utilisés (officiellement) par une organisation humanitaire, et qui ont été contrôlés entre novembre 2013 et janvier 2014 par la gendarmerie turque près de la frontière syrienne.

Le Régime d’Erdogan pris la main dans le sac…

Or, selon des documents officiels publiés sur la toile, lesdits véhicules appartenaient en fait aux services de renseignement turcs (MIT) et convoyaient des centaines de lance-grenades, 80 000 munitions pour des armes de petit et gros calibre, un millier d’obus de mortier. Le tout acheté à des pays de l’ancien bloc soviétique et acheminé dans une zone contrôlée par l’EI entre fin 2013 et début 2014. Le scandale est de taille, malgré la censure médiatique imposée par le gouvernement turc, y compris sur les réseaux sociaux. Une enquête a été diligentée par le pouvoir a été ouverte contre Cumhuriyet pour des faits de « terrorisme »( !) ; plusieurs dizaines de gendarmes, militaires et magistrats ont d’ores et déjà été placés en détention pour avoir ordonné les « fouilles illégales » de ces camions, « révélation des secrets d’État » et « atteinte à l’image du gouvernement »…

Recep Tayip Erdogan aide les djihadistes au nom de sa volonté de faire tomber le régime syrien. Pour autant, son pays est membre de l’Otan, alliance dont plusieurs membres participent actuellement dans le cadre d’une coalition aux côtés des Etats-Unis à des frappes contre l’Etat islamique en Irak et en Syrie. Un double jeu qui permet de jauger de la duplicité des uns et des autres, des intérêts et des vues parfois antagonistes des  « alliés » et autres parties prenantes dans ce conflit. Nous avons vu ainsi la ville de Palmyre tomber aux mains de l’EI sans que les véhicules djihadistes fonçant sur cette ville à travers le désert aient été particulièrement visés par l’aviation de la coalition… alors que dans le même temps cette même aviation a été capable de puissamment contribuer à la reprise par des combattants chrétiens de 14 villages dans la province de Hassaké (nord-est de la Syrie) détenus par l’EI depuis le 23 février.

L’attitude trouble des Etats-Unis

Certains ont l’impression que Washington cherche plus à limiter la capacité de nuisance de l’EI qu’à l’éliminer, au nom notamment de l’objectif final consistant à renverser le gouvernement Bachar El-Assad. Or les minorités d’Orient, avec les Chrétiens au premier chef, sont menacées dans leur existence même par une victoire finale du fondamentalisme islamique. Ainsi donc l’objectif numéro est la destruction de l’EI. Quant au Régime de Bachar, héritier d’Assad, il faut aujourd’hui l’utiliser évidemment. C’est devenu un allié tactique même s’il est responsable sur le fond du pourrissement et de la radicalisation invraisemblables d’une bonne partie de la Communauté Sunnite Syrienne … Imagine-t-on la Communauté Sunnite Libanaise dans cet état ?…. bien sûr que non !… mais il est vrai que l’influence millénaire et bienfaisante de la Communauté Chrétienne Libanaise en est principalement à l’origine…

Dans ce contexte, il s’agit de ne pas oublier qu’au plus fort du débat sur l’adhésion de la Turquie dans l’UE il y a dix ans, le Premier ministre Erdogan dénonçait une Europe qui resterait « un club chrétien ». Il fut le premier à se féliciter du refus par la très large majorité  de la classe politicienne européiste – dont au premier rang Jacques Chirac – de réaffirmer « les racines chrétiennes de l’Europe ».

Un gouvernement turc qui livre des armes à des djihadistes qui égorgent décapitent, mutilent exécutent des Chrétiens et dont le Premier ministre demande dans le même temps aux millions de Turcs vivant en Europe de prendre la nationalité du pays d’accueil. Mais sans s’y assimiler, sans abdiquer leur identité, afin dit-il, d’y former une communauté avant tout attentive à la défense des intérêts de la Turquie…

Et nous finançons la Turquie !

Une Turquie que le contribuable français finance pourtant puisque ce pays a reçu depuis 2007 4,8 milliards d’euros de l’Union européenne (685 millions d’euros par an) « pour faciliter son adaptation aux critères européens ». Bref, les Français doivent savoir que « grâce » à la soumission de nos gouvernements successifs à l’Europe de Bruxelles, leurs impôts servent indirectement à armer les miliciens djihadistes et à chasser les Chrétiens de la terre de leurs ancêtres.

Thibaut de La Tocnaye

Conseiller régional PACA

Membre du Bureau politique du FN

Vice-président de Chrétienté Solidarité

Editos 21 mai 2014
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C’est un paradoxe, alors qu’un milliard de personnes ne mangent pas chaque jour à leur faim, l’obésité ne cesse de gagner du terrain à travers le monde, y compris désormais dans les pays pauvres ou «émergents». Plus de deux milliards d’humains, près d’un sur trois, souffrent d’obésité ou de surpoids. Un fléau sanitaire majeur aux Etats-Unis (un adulte américain sur trois est aujourd’hui obèse) et qui n’a pas été jugulé, bien au contraire, ces dernières années. Il frappe aussi particulièrement l’Australie, le Royaume-Uni (un adulte sur quatre), l’Allemagne, la Russie, tous les Etats du Golfe, mais également des géants comme la Chine et l’Inde, des Etats en forte progression démographique comme le Mexique, l’Egypte, le Pakistan, l’Indonésie…Selon la revue scientifique The Lancet, l’obésité a progressé en moyenne dans le monde depuis 1980 de 28 % chez les adultes et de 47 % chez les enfants et adolescents.

Lors du congrès européen sur l’obésité qui s’est déroulé à Prague ce mois de mai, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a alerté sur le fait que d’ici quinze ans, les pays européens devraient connaitre une explosion de ce phénomène, dans des proportions spectaculaires. A titre d’exemple, les projections établies font état à l’horizon 2030 de 89 % des femmes Belges et Bulgares en surpoids.

La France jusqu’ici presqu’épargnée…

En 2012, 15% des Français étaient considérés comme obèses, environ 6,9 millions d’adultes, chiffre qui a plus que doublé par rapport à 1997. La France fut longtemps épargnée par ce fléau du fait de sa spécificité culturelle, à savoir des produits de qualité, un savoir faire dans l’élaboration de plats équilibrés, une nourriture diversifiée, l’importance du temps accordé aux repas pris à heure fixe. Notre pays a été depuis rattrapé par la mondialisation des (mauvais) comportements et la récession économique.

Une maladie qui frappe surtout les plus modestes, puisque les produits écoulés et élaborés par l’industrie alimentaire sont, avec l’apport excessif de calories et l’inactivité physique, les premiers responsables de l’augmentation de l’obésité. Or, ce sont en effet les catégories les plus touchées par la crise qui fréquentent majoritairement les enseignes discount et low cost, lesquelles écoulent principalement des denrées et des plats souvent enrichis en graisse saturée, eau gélifiée, édulcorants, émulsifiants…

Le mondialisme et la concentration du capital et de la distribution à l’œuvre

Le Front National, vox clamentis in deserto, pointe depuis des décennies la responsabilité de certains lobbies, des multinationales de l’agro-alimentaire, de la grande distribution, avec l’aval d’une Europe de Bruxelles qui s’alarme aujourd’hui des conséquences de la «mal bouffe», dans la dégradation constante des produits que nous consommons. Sans même parler de l’explosion des prix pour le consommateur qui impacte l’équilibre alimentaire, la possibilité d’acheter des produits diversifiés. Bref, si vous êtes pauvre vous mangerez de la nourriture de pauvre, c’est-à-dire globalement déséquilibrée, mauvaise nutrition qui a une incidence directe sur le développement des maladies cardio-vasculaires, de l’ostéoporose, de caries dentaires, du diabète, et de certaines formes de cancer.

Il va sans dire que cette question est tout sauf anecdotique. C’est pourquoi je défendais déjà en 2001, dans le cadre de l’élaboration du programme du Front National, un « nationalisme de la fourchette » (!), la préservation de nos produits et traditions culinaires, non seulement au nom de considérations culturelles et économiques, mais aussi pour des raisons médicales. Posez la question, c’est y répondre: un Français a-t-il vocation à suivre les habitudes d’un adulte Mexicain qui consomme 163 litres de sodas par an ? Boire un verre de vin à chaque repas est évidemment beaucoup plus sain !

Un enjeu alimentaire et médical mais aussi économique et esthétique …

Cette habitude du «bien manger», ce patrimoine culturel là, doit être transmis aux jeunes générations et il l’est d’ailleurs très largement au sein des familles, c’est pourquoi –mais pour combien de temps encore ?- l’obésité frappe la France dans des proportions moindres que d’autres nations. Pour autant, la responsabilité d’un gouvernement qui se voudrait authentiquement patriote serait également de prendre dans ce domaine des mesures fortes, autres que cosmétiques. Ainsi, il s’agirait aussi, pour des raisons de santé publique mais aussi pour défendre l’esthétique de nos centres-villes, de lutter contre la prolifération des enseignes de «fast food» débitant de la junk food, d’inspiration américaines mais aussi turco-maghrébines, dont l’expansion a suivi assez logiquement l’explosion de l’immigration. Une autre conséquence du mondialisme…

Thibaut de La Tocnaye
Ingénieur centralien
Membre du Bureau politique du FN
Délégué national à la Formation

Editos 16 mai 2014 Mots-clés :, , , , ,
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Le président Hollande enfilant le costume du VRP de luxe, s’est félicité à Doha (Qatar) la semaine dernière de la vente au de 24 avions de chasse Rafale à cet émirat, un «troisième succès commercial » après les ventes en février de 24 chasseurs à l’Egypte et de 36 autres à l’Inde en avril. Un soulagement pour son concepteur Dassault après l’échec des négociations menées depuis quinze ans avec les Pays-Bas, la Corée du Sud, Singapour , l’Arabie saoudite, le Maroc, le Brésil…

L’Europe en panne…

Souvenons-nous notamment de la déconvenue de taille que fut en 2002, un an avant son adhésion à l’UE, le refus par la Pologne d’acheter le Rafale, non pas pour acquérir son concurrent européen Eurofighter ou le Gripen suédois, mais pour acheter des F16 américains, l’allégeance à l’Otan passant avant la «solidarité européenne»…

Comme ses prédécesseurs, M. Hollande a donc rangé au rayon des accessoires les sacro-saints droits de l’homme qui nous interdiraient, notamment selon la doxa du PS, de vendre des armes à des pays enfreignant les règles démocratiques. Real Politik oblige, il est en effet difficile d’ignorer que ces dernières années les trois quarts des commandes de matériels militaires français proviennent des pays du Proche et Moyen-Orient.

L’Arabie Séoudite omniprésente

A titre d’exemple, l’Arabie saoudite a été l’année dernière le premier acheteur d’armes dans le monde. Pour la seule année 2013 les Saoudiens ont passé commande pour 1,9 milliard d’euros d’armes françaises. Ce sont eux qui ont aussi aidé financièrement l’Égypte pour l’achat de Rafale et financé récemment le contrat Donas, qui a pleinement profité à notre industrie d’armement, pour l’équipement de l’armée libanaise (hélicoptères, missiles antichar, système de communication, blindés et canons).

Certes, le Qatar, comme l’Arabie saoudite, font officiellement partie du «camp du bien», et sont au nombre de nos alliés, quand bien même ces deux pétromonarchies financent le prosélytisme islamique jusque dans nos banlieues. Elles entretiennent aussi des liens troubles et parfaitement établis avec les milices djihadistes qui sèment la mort au Proche-Orient et en Afrique subsaharienne…et contre lesquelles nos soldats sont engagés.

La contrepartie …pour le Qatar

Autre problème, et de taille, qui a émaillé la conclusion de ce contrat de vente du Rafale à l’émirat du Qatar, celui-ci a été assorti d’une contrepartie extrêmement inquiétante pour le devenir d’Air France. M. Hollande et ses communicants ont beau s’en défendre en désolidarisant les deux dossiers, Doha a bien exigé et obtenu une condition à l’achat de ces 24 avions, à savoir l’extension des droits de trafic vers la France pour Qatar Airways. Concrètement, les avions de la compagnie aérienne qui desservent déjà Paris, pourront désormais atterrir à Lyon et à Nice, probablement trois fois par semaine.

Une classe politique UMPS aveugle…

A Lyon; la chambre de commerce, le Medef, Laurent Wauquiez, le candidat de l’UMP aux prochaines élections régionales, le président socialiste de la région Jean-Jack Queyranne, le président de la Métropole de Lyon Gérard Colomb, se sont félicités de cette nouvelle. Et ce, au motif que l’aéroport de Lyon Saint-Exupéry est bridé dans son développement par la volonté d’Air France de privilégier Roissy, sa plate-forme aéroportuaire de correspondance («hub»).

Mais au-delà de cette question, qui peut légitimement être posée, il s’agit de comprendre que ces nouveaux droits donnés à Qatar Airways sont potentiellement catastrophiques pour Air France. En s’installant à Nice et Lyon, Qatar Airways est ainsi mesure de détourner le trafic des aéroports parisiens vers le hub de Doha. Un précédent d’autant plus fâcheux que demain, les Émirats arabes unis qui envisageraient d’acheter des Rafale, seraient ainsi fondés à formuler les mêmes exigences aux autorités françaises au profit de leur compagnie aérienne Etihad.

Air France dangereusement fragilisé.

Air France, déjà victime notamment, face aux compagnies low cost, des entraves bruxelloises sur la concurrence libre et non faussée, est de plus confrontée aux flottes aériennes du Golfe grassement subventionnées, jouissant d’un pétrole quasi gratuit pour leurs avions et pratiquant de ce fait une politique tarifaire très agressive. L’extension des droits accordés à Qatar Airways par François Hollande peut être assimilée à un coup de poignard dans le dos de notre Compagnie nationale. Une manœuvre d’autant plus incompréhensible que l’Etat Français est actionnaire à hauteur de 16% de la compagnie aérienne. Beaucoup l’ont rappelé, quand un avion long courrier d’Air France est retiré de la flotte, ce sont 300 emplois directs en moins.

Toutes choses que François Hollande, au final piètre négociateur, a écartées avec une légèreté consternante pour pouvoir se vanter d’un nouveau succès qui revient en fait à déshabiller Paul pour habiller Pierre…dans la plus pure tradition socialiste.

Thibaut de La Tocnaye

Ingénieur centralien

Membre du Bureau politique du FN

Délégué national à la Formation

Editos 28 avr 2014 Mots-clés :, , ,
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Il y a cinq ans, sous le quinquennat Sarkozy, l’historien Dimitri Casali avait alerté l’opinion de la disparition, sur instruction officielle, dans les programmes des classes de sixième et de cinquième, des dates et des périodes capitales de l’histoire de France. Il s’était pareillement ému du passage à la trappe des figures de Clovis, Charles Martel, Hugues Capet, Saint Louis, François Ier, Louis XIII. Quant à «François Ier, Henri IV, Louis XIV et Napoléon», notait-il, «ils sont réduits à leur plus simple expression au profit de l’ouverture aux autres civilisations de notre monde, comme les empires africains du Songhaï et du Monomotapa»…Succédant à Luc Chatel, Najat Vallaud-Belkacem a voulu elle aussi imprimer sa marque «progressiste» à la tête de l’Education nationale.

Nombreux ont été ceux à dénoncer la marginalisation-suppression de l’enseignement du latin, du grec, de l’allemand dans nos établissements, au nom d’une idéologue égalitariste et de nivellement par le bas qui ne dit pas son nom. Pareillement, il y a lieu de s’inquiéter de ce que nous prépare le Conseil supérieur des programmes (CSP). Celui-ci a rendu son rapport à Mme Belkacem début avril, traitant des nouvelles orientations à donner à l’enseignement de l’histoire, dans le cadre de la « Réforme du collège». Un avis définitif sera rendu mi-septembre.

Auto-flagellation

Nous y voyons d’ores et déjà à l’œuvre un mauvais parti pris de mutilation de notre mémoire, de notre identité, un exercice de culpabilisation, de masochisme particulièrement malsain.

Ainsi est-il prévu trois grands thèmes par an pour les années de collège, déclinés en sous-thèmes, dont certains «seront obligatoirement étudiés» tandis que «les autres seront traités au choix de l’enseignant ». Le contraire eut été étonnant, les «traites négrières», les «conquêtes coloniales», analysées bien sûr sous l’angle de l’auto-flagellation, sont au nombre des sous-thèmes obligés.

L’occultation systématique des racines chrétiennes de la France

A contrario sous l’intitulé «Société, Église et pouvoir politique dans l’Occident chrétien – XIe – XVe siècles », seules «la construction du Royaume de France et l’affirmation du pouvoir royal» seront obligatoirement étudiées. Pour le reste, le christianisme médiéval ne sera abordé que sous l’angle étroit de son «emprise sur les mentalités rurales ». Des élèves pourront donc quitter le collège sans avoir appris comment et en quoi la religion de la fille aînée de l’Eglise a contribué au génie, au rayonnement culturel, artistique, intellectuel spirituel de notre pays et a façonné les esprits français.

Comment expliquer ce négationnisme, par omission, mais délibéré ? Il s’inscrit à l’évidence dans la même optique que le refus d’évoquer les racines chrétiennes de l’Europe dans le projet de Constitution européenne de 2004. Plus largement, il convient de noter que cette mise au rebut touche aussi l’étude des Lumières, alors même que l’enseignement de l’islam garde son caractère obligatoire.

L’enseignement de l’Islam obligatoire

S’agirait-il alors de ne pas heurter la «sensibilité» de certaines catégories d’élèves, notamment dans les collèges des « quartiers pluriels », qui ne tolèrent pas l’enseignement de l’esprit critique ou l’exposé des dogmes d’une autre religion qui heurtent leurs certitudes? C’est en tout cas une explication possible, qui prouve que nos pédagogues gauchisants n’ont toujours pas compris (ne veulent pas comprendre ?) que c’est en faisant aimer la France, en célébrant ses racines, que l’on rend possible le processus d’assimilation, et non pas en battant notre coulpe.

Or il y a urgence. Selon une enquête de l’INED parue il y a cinq ans (Rapport «Trajectoires et origines», 2010), bien que de nationalité française, 37 % des jeunes d’origine étrangère affirmaient « ne pas se sentir Français ». Un défi d’importance à relever dans les décisives années à venir. Il y a vingt-cinq siècles Aristote affirmait: «Les hommes cultivés sont supérieurs aux incultes, comme les vivants le sont aux morts. Le destin de l’Empire dépend de l’éducation de sa
Jeunesse». Le destin de la France aussi, en large partie.

Thibaut de La Tocnaye
Ingénieur Centralien, 3e Cycle HEC
Dirigeant-Fondateur d’Entreprises industrielles
Membre du Bureau politique du FN
Délégué national à la Formation des Elus
Vice-Président de Chrétienté Solidarité

Editos 22 avr 2014 Mots-clés :,
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Encore et toujours des Chrétiens massacrés en toute impunité en Syrie, en Irak, en Lybie,…

De la mer de Chine à la mer Rouge, de Karachi à Alep, les populations chrétiennes sont l’objet de brimades, d’humiliations, de violences et de meurtres. Dimanche, une vidéo a été diffusée montrant les miliciens de l’Etat Islamique égorgeant près d’une trentaine de chrétiens Éthiopiens sur une plage de Libye. Quelques jours auparavant, il était rapporté qu’une quinzaine d’immigrés musulmans, en provenance d’Afrique, ont été accusés d’avoir jeté par-dessus bord, en pleine Méditerranée, douze chrétiens candidats comme eux à l’émigration clandestine vers l’Europe…Une barbarie qui n’est plus seulement à nos portes mais qui prospère jusque dans les villages, les banlieues des villes européennes et particulièrement en France. France, fille ainée de l’église, qui a connu en moyenne l’année dernière prés de deux atteintes par jour à des sépultures ou à des lieux de culte chrétiens. Le ministère de l’Intérieur en a ainsi dénombré 673 en 2014, sur un total de 807 concernant l’ensemble des religions. Comment appelle-t-on une société qui n’est plus capable de faire respecter le principe élémentaire du respect dû aux défunts ?

Pour autant, les profanations, déprédations, saccages contre nos cimetières, nos églises, nos monuments religieux, commis la plupart du temps par des illuminés satanistes ou des fanatiques anti-chrétiens, sont minorés, voire occultés par des médias et une classe politicienne toujours prompts à s’enflammer contre «l’intolérance» et les «discriminations».

C’est dans ce contexte que Manuel Valls a présenté vendredi dernier un plan axé sur « l’école, le droit et Internet », visant à « lutter contre le racisme, l’antisémitisme », et doté de 100 millions d’euros sur trois ans.

Une haine anti-chrétienne en Orient mais aussi chez nous en France et en Europe …

Ne doutons pas qu’il fera la joie de tous ceux qui en seront directement ou indirectement les bénéficiaires, des officines immigrationnistes – dites antiracistes - habituelles, aux agences de pub et de com. Selon Gilles Clavreul, le délégué interministériel à la lutte contre le racisme et l’antisémitisme, cette somme rondelette, dont les contribuables français s’acquitteront sans qu’on leur demande leur avis, servira à financer une «grande compagne de communication ». Un quart de ces 100 millions ira en renfort chaque année aux actions menées par les habituelles associations, dans le cadre de la politique d’immigration, baptisée «politique de la ville». 

Au nombre des principales mesures, il a été annoncé que l’apprentissage antiraciste des enseignants serait consolidée, que les chefs d’établissement devront signaler « les incidents », tandis qu’ « un lieu de mémoire devrait être visité » à « chaque étape de la scolarité ».

Il est prévu en outre la mise en place d’une «unité de lutte contre la haine sur Internet», sachant que «les paroles et actes racistes ne relèveront plus du droit de la presse mais du droit pénal». « La passivité sur Internet, c’est fini » a promis M. Valls. «Le racisme, l’antisémitisme, la haine des musulmans, des étrangers, l’homophobie augmentent de manière insupportable dans notre pays », a encore expliqué le Premier ministre, le gouvernement ne laissera «plus rien passer», «les Français juifs ne doivent plus avoir peur d’être juifs», «les Français musulmans ne doivent plus avoir honte d’être musulmans ».

Une loi « Renseignement » tout simplement inacceptable

Tout laisse à penser que la Loi « Renseignement » de Manuel Valls, qui risque d’être votée à la « va-vite » le 5 Mai prochain, n’apportera rien d’essentiel et d’efficace dans lutte anti terrorisme et anti-djihadisme mais qu’a contrario elle constituera une atteinte réelles aux libertés : a) interception de toutes formes de communication de n’importe qui (Mise sur écoute, Placement de balises de captation dans un rayon de 500 mètres à 1 kilomètre, Récupération de la totalité des données des opérateurs de télécommunication,…) par les Services de Renseignement… ! b) pouvoirs extraordinaires octroyés au Premier Ministre qui seul autorise la mise en œuvre des différentes techniques de surveillance de n’importe quel citoyen, association, organisation, parti politique,…

François Hollande invité de canal plus dimanche dernier, a révélé au détour d’une question sa vision, bien abstraite, désincarnée, sans épaisseur, sans mémoire ni racines historiques, d’une France réduite au contour d’une vague idée, d’un vague contrat. Avec son « plan », M. Valls occulte lui tout simplement la très grande majorité du peuple français qui, ne lui en déplaise, est «de souche» et de tradition et de culture chrétienne. Des Français chrétiens, pourtant eux aussi victimes d’un racisme grandissant, de violences, d’atteintes à leur foi et à leurs convictions, mais qui sont supposés coupables, forcément coupables. Qui non seulement ont le sentiment de ne plus être protégé par la loi mais qui, pire encore, sont dans le collimateur des grands prêtres-législateurs de la société plurielle et multiculturelle.

Français attachés à leur identité, à leur mémoire et combattus pour cela car, a encore déclaré le Premier ministre, «dans une France travaillée par le populisme, notre devoir est d’organiser le sursaut ». Les Français sont prévenus.

Dans ce contexte, espérons en tout cas que l’immense travail de lutte contre le racisme anti-français et anti-chrétien de l’excellente association l’AGRIF pourra se poursuivre sans encombre et que la Loi « Renseignement » ne visera pas à circonscrire et limiter son action !

Thibaut de La Tocnaye

Conseiller Régional PACA

Conseiller municipal de Cavaillon

Membre du Bureau politique du FN

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Ce dimanche 12 avril marque selon le calendrier julien, la célébration de Pâques pour les orthodoxes, fête de la Résurrection qui prend un écho tout particulier en cette période de persécutions, pour les Chrétiens du Moyen-Orient. Télescopage des dates, le Pape François célébrait le même jour une messe à la mémoire des Arméniens massacrés entre 1915 et 1917 par les Ottomans. Occasion offerte au Saint-Père de rappeler que « Malheureusement, encore aujourd’hui, nous entendons le cri étouffé et négligé de beaucoup de nos frères et sœurs sans défense, qui, à cause de leur foi au Christ ou de leur appartenance ethnique, sont publiquement et atrocement tués – décapités, crucifiés, brulés vifs –, ou bien contraints d’abandonner leur terre » au Moyen-Orient, en Afrique en Asie…

Le Pape est bien évidemment dans son rôle en rappelant, comme il l’avait fait le 6 avril lors des célébrations pascales, la large indifférence de l’Occident devant « les massacres dont sont victimes les chrétiens partout dans le monde ».

Il serait tout aussi légitime que les Etats séculiers d’Europe, à commencer par celui de la France, s’opposent résolument à ce cancer islamiste qui développe ses métastases dans nos villes, dans nos banlieues et même parfois dans nos villages les plus reculés.

Ce que demandent les Chrétiens d’Orient en priorité ce ne sont pas des visas. La France en a accordé 1500 depuis la fin juillet…chiffre équivalent à celui des Français partis en Syrie faire le djihad, a affirmé ce lundi dans Le Figaro la commissaire européenne à la Justice, la Tchèque Vera Jourova.

Ce que veulent les Chrétiens d’Orient, au Liban comme en Irak, en Egypte comme en Syrie, c’est le droit de vivre, librement et dignement, sur le sol de leurs ancêtres, dans des pays qu’ils occupaient bien avant l arrivée des premiers conquérants musulmans. A cette aune, comment de ne pas voir la responsabilité directe qui est celle des occidentaux qui par lâcheté, aveuglement, reniement, renoncent à réellement défendre des communautés avec lesquelles nous partageons les mêmes racines civilisationnelles. Encore faudrait-il certes, que cet héritage commun ne soit pas, sous nos latitudes, considéré comme un fardeau obsolète, l’objet d’un embarras, voire d’une sourde hostilité…

Mesure-t-on vraiment dans les chancelleries occidentales ce que représenterait l’éradication des peuples chrétiens dans cette partie du monde, lieu d’éclosion du christianisme? Depuis la désastreuse invasion de l’Irak en 2003, 90 % des Chrétiens Irakiens ont été contraints à l’exil, auxquels il faut ajouter 300 000 Chrétiens Syriens depuis 2011.

Cette volonté de faire table rase de la présence chrétienne s’illustre aussi par la destruction systématique des édifices religieux. En Syrie justement,  il y a quelques jours, c’est la cathédrale maronite Saint-Élie, dans le quartier chrétien d’Alep, qui a été prise délibérément pour cible par les bombes de rebelles dits « modérés ». Quelques semaines auparavant, l’offensive menée par l’État Islamique (EI) contre 35 villages chrétiens assyriens de la Vallée de la Khabour s’est soldée par la destruction d’au mois cinq églises. Fin mars, le Père Ibrahim Farah, curé grec-orthodoxe de la paroisse de la Vierge Marie d’Idleb (province du nord-ouest) a été kidnappé, en compagnie de fidèles – d’autres ont été assassinés -, par les miliciens d’une autre organisation islamiste, le Front al-Nosra – branche syrienne d’Al-Qaïda. C’est pourtant Laurent Fabius qui n’hésitait pas à déclarer à Marrakech en décembre 2012 : « le Front al-Nosra fait du bon boulot contre Assad en Syrie et donc c’est très difficile de les désavouer »…

Les atermoiements diplomatiques, le double-jeu mené sous Sarkozy puis sous Hollande, la soumission aux intérêts anglo-saxons, les compromissions avec des pays finançant; encourageant le terrorisme islamiste sont indignes de la France ; et ce n’est pas l’envoi de quelques avions de chasse pour combattre l’EI qui suffit à donner le change. Une France qui entretenait des liens multiséculaires, particuliers avec les chrétiens d’Orient, politique traditionnelle de protection qui fut même poursuivie sous la très laïque, voire laïciste, Troisième République. Une France qui renonce aujourd’hui à faire entendre ce qui était sa voix singulière dans le concert des nations depuis Saint Louis jusqu’à Clémenceau en passant par Napoléon III.

Alors il est temps de renouer avec une diplomatie active et responsable au Moyen-Orient dont le principe de réciprocité doit redevenir le fondement, à savoir : tolérance, en France et en Europe, vis-à-vis d’une immigration – majoritairement musulmane – maîtrisée et respectant les lois et les us et coutumes de nos pays respectifs avec pour contrepartie le respect et la protection des minorités chrétiennes au Moyen-Orient par les puissances régionales, en particulier la Turquie mais aussi l’Irak, la Syrie et l’Iran.

 

Thibaut de La Tocnaye

Conseiller Régional PACA

Conseiller municipal de Cavaillon

Membre du Bureau politique du FN

 

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